Corse: la taxe de passage, manne financière pour certaines villes portuaires

© FTVIASTELLA
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Alors que le tourisme de plaisance est en plein essor en Corse, un focus sur la taxe de passage. Celle-ci s'applique à tout plaisancier qui souhaite passer une nuit sur les bords de mer de l'île. Mais ses tarifs varient d'une ville à l'autre. A Bonifacio, ces derniers ont doublé en quatre ans.

Par Rémi Clément

C'est la rançon des ses bords de mer magnifiques, depuis 10 ans le tourisme de plaisance se développe en Corse. Chaque année, bateaux, voiliers, bolides et yacht sous pavillon italien ou maltais mouillent près des côtes de l'île. Des clients aisés qui n'hésitent pas à s'acquitter de taxes de passages toujours plus élevées.

Le prix d'un séjour dans les plus belles criques de l'île a un prix... variable. De 120 euros pour un yacht de 12 mètres à Ajaccio à  près de 2 300 euros pour un yacht de 60 mètres à Bonifacio et jusqu'à 3 000 euros pour un yacht de 80 mètres. Dans cette dernière les prix se sont envolés, doublant en seulement quatre ans pour les yacht de plus de 60 mètres. Une manne financière pour la ville qui engrange chaque été près de 3 millions d'euros. Un revenu directement réinvesti - près de 30 personnes travaillent pour l'entretien, la propreté et l'aide à l'ammarage à Bonifacio.

La Corse reste toutefois une destination abordable. A Porto Cervo, en Sardaigne les prix s'élevent à près de 12 000 euros pour une nuit à bord d'un yacht luxueux.

Un site spécialisé sur le tourisme de plaisance

Comme de nombreux champs économiques, le tourisme de plaisance s'accompagne aussi de son lot d'innovations numériques. Parmi celles-ci le site e-portmobile.fr, première base de donnée numérique des ports de plaisance en Europe (France, Italie, Espagne et Angleterre). Une plate forme gratuite qu'il est possible de consulter ici.

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