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Assemblée de Corse : vote en faveur d’une résolution à l’intention d’Emmanuel Macron

Illustration - L'hémicycle de l'Assemblée de Corse à Ajaccio (Corse du Sud) / © MAXPPP
Illustration - L'hémicycle de l'Assemblée de Corse à Ajaccio (Corse du Sud) / © MAXPPP

Hier, vendredi, les élus de l’Assemblée de Corse ont voté en faveur d’une résolution qui sera remise au président de la République lors de sa visite à Ajaccio le 6 février prochain. Le texte insiste, une fois de plus, sur les volontés politiques de la majorité territoriales.

Par A.A/France 3 Corse ViaStella

C’est donc une session très politique qui s’est déroulée hier, vendredi, à l'Assemblée de Corse. À la veille de la manifestation voulue par les nationalistes à Ajaccio et à trois jours de la venue en Corse d'Emmanuel Macron.

La majorité a voulu dégager un consensus autour d'une résolution à remettre au président de la République. Dans ce document, sera ainsi précisée la demande des représentants de l’Assemblée de Corse d’un dialogue sans tabou et sans ligne rouge, le rapprochement de tous les prisonniers dits politiques et l’inscription de la Corse dans la Constitution. Ce dernier souhait permettrait ainsi de déroger au droit commun dans de nombreux domaines.



« Nous ne pouvons pas accepter d’être intégré à l’article 72 au même titre, par exemple que la métropole de Lyon ou la ville de Paris, tel que l’énonce le président du Sénat, c’est le premier principe. Le second, c’est que cet article doit nous permettre d’intervenir en matière législative et de pouvoir déroger dans des domaines fondamentaux que sont par exemple le foncier, la langue et la fiscalité », a estimé vendredi Petr'Anto Tomasi, président de la commission pour l'évolution statutaire.

La droite ne se range pas du côté de la majorité


Tard, dans la soirée, un vote a donc donné une issue favorable à ce souhait de la majorité territoriale. 48 élus ont voté en sa faveur dont six du camp de Jean-Charles Orsucci. « L’article 72 qui nous inscrirait dans le droit commun n’est pas adapté à la situation de la Corse qui ne peut pas être comme les Hauts-de-France ou le Languedoc.

En revanche, aujourd’hui, il faut ouvrir d’autre perspectives dans la constitution pour répondre à notre volonté d’assoir une autonomie qui permettrait à la Corse de pouvoir légiférer dans des domaines bien sûrs encadrés
», a souligné l’élu Anda per dumane.

Les deux groupes de droite ne se sont, quant à eux, pas rangés du côté de la majorité territoriale. À l’exception de Pierre Ghionga, élu sur la liste de Valérie Bozzi. Pour le moment, le programme de la visite d’Emmanuel Macron à Ajaccio n’est pas encore défini et sa venue au sein de l’Assemblée de Corse n’est pas encore certaine.


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