Combien de prisonniers à la nouvelle maison d'arrêt d'Ajaccio ?

Nouvelle prison d’Ajaccio : le nombre de places en débat
Intervenants : Jean-Jacques Ferrara, président de la communauté d'agglomération du pays Ajaccien // Raphaël Barallini, délégué régional F.O. de l’administration pénitentiaire // André Pacou, Président de la Ligue corse des droits de l’homme - Dominique Moret / Sylvie Wolinsky

Un terrain aurait été trouvé pour a nouvelle prison d’Ajaccio. Désormais, c’est le nombre de places et les conditions de détention qui sont étudiés.

Par France 3 Corse ViaStella

C’est un terrain à proximité de la station d'épuration du grand Ajaccio qui pourrait être choisi pour la construction d'une nouvelle maison d'arrêt.

La communauté d'agglomération du pays ajaccien (CAPA) y possède 14 hectares de foncier. Une partie a été proposée au ministère de la justice qui étudie la possibilité avec intérêt. Le président de la CAPA comme les syndicats de l'administration pénitentiaire militent pour la construction d'un édifice d'environ 150 places.

« On ne va pas construire une nouvelle prison sur le territoire du Grand Ajaccio tous les ans, tous les 10 ans, estime Jean-Jacques Ferrara, président de la communauté d'agglomération du pays Ajaccien. Donc il faut réfléchir à la capacité. Parce que malheureusement je ne crois pas que la population va aller en diminuant. Il vaut mieux prévoir. »

« Borgo accueille 63 personnes détenues qui dépendent du TGI d’Ajaccio. En sachant qu’il y a une moyenne de 65-70 détenus sur une maison d’arrêt d’Ajaccio, cent places nous paraissent pas suffisantes sur Ajaccio », ajoute Raphaël Barallini, délégué régional F.O. de l’administration pénitentiaire.
La maison d'arrêt d'Ajaccio est vétuste. Régulièrement elle fait l'objet de travaux d'entretien mais le problème de fond demeure. Il y a aujourd'hui 70 détenus pour 53 places. L'établissement n'est pas aux normes incendies selon un rapport commandé par le Conseil d'Etat. Au-delà du confort et de la sécurité un autre rapport plus ancien fait état de manquement au droit.

« Le rapport de 2013 du contrôleur général des lieux privatifs de liberté. Indiquait qu’on mélangeait des personnes prévenues, pas encore condamnées, avec des condamnés. Cela, c’est un problème de droit », explique André Pacou, Président de la Ligue corse des droits de l’homme.
Contactés, les représentants de l'Etat affirment étudier sérieusement la proposition faite par la Capa. Une réponse devrait être apportée prochainement.

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