Législatives 2022 : 5 questions à Jean-Paul Carrolaggi, candidat dans la première circonscription de Corse-du-Sud

Publié le Mis à jour le
Écrit par Paul Salort .

Candidat en 2017, il avait manqué le second tour de treize voix seulement. Cinq ans plus tard, Jean-Paul Carrolaggi est de nouveau candidat dans la 1ère circonscription de Corse-du-Sud.

Il espère faire basculer la 1ère circonscription de Corse-du-Sud dans le giron nationaliste. Le Dr Jean-Paul Carrolaggi veut surmonter les divisions dans son camp pour s'imposer les 12 et 19 juin prochains.

Qu’est ce qui a motivé votre candidature ?

Je suis militant nationaliste depuis ma jeunesse. J’étais le candidat unique de ma famille politique en 2017. J’avais alors réalisé 22% des suffrages et  il m’avait manqué 13 voix pour accéder au second tour. Depuis, j’ai été élu conseiller municipal d’Ajaccio d’opposition à Ajaccio et je pensais avoir la légitimité pour pouvoir être de nouveau candidat et gagner. J’ai souhaité l’union mais malheureusement ça n’a pas été le cas, je le regrette.

En arrivant en ordre dispersé, il est à craindre que nous nous affaiblissions…

Si vous êtes élu, quelles seront vos principales actions en faveur de votre circonscription en tant que député ?  

Les députés corses sont d’abord élus pour représenter la Corse. On est élus pour faire des lois spécifiques, pour mener une action est globale au service de la corse et des corses. Nous demanderons les avancées institutionnelles attendues depuis des années, à savoir un statut fiscal et social, le statut de résident et un vrai pouvoir législatif pour l’Assemblée de Corse.

Un cycle de discussions devrait s'amorcer entre le futur gouvernement et les élus de la Corse autour de la possibilité d'évoluer vers le statut d'autonomie que vous évoquiez. Suite aux derniers rebondissements dans ce dossier (reports de la première réunion à Paris…) quelle sera votre stratégie si vous êtes élus ?

Ces discussions ont été proposées par le gouvernement par la voix de son ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. C’est justement dans ce contexte que nous souhaitions une union pour faire front face à l’Etat et peser dans les discussions à venir. Après l’assassinat d’Yvan Colonna et les manifestations qui s’en sont suivies, nous aurions aimé montrer un visage uni face à l’Etat. En arrivant en ordre dispersé, il est à craindre que nous nous affaiblissions…

Les nationalistes partent en ordre dispersé pour ces législatives. Dans votre circonscription, ces divisions hypothèquent clairement vos chances de victoire ?

Il est difficile de dire si nos chances sont hypothéquées. Je ne sais pas si les gens suivront Laurent Marcangeli et sa candidature dans la coalition d’Emmanuel Macron. Il a d’abord trahi sa famille politique, la droite, en se plaçant dans le giron de la majorité présidentielle. Il a ensuite trahi son ami Jean-Jacques Ferrara, ce qui montre bien que sa seule motivation est son ambition personnelle. J’ajoute que nous n’avons, à ce jour, aucune indication sur ce que sera sa position dans le cadre des discussions sur l’autonomie qui vont s’ouvrir avec l’Etat.

Les trois députés nationalistes élus en 2017 siègent dans le groupe Liberté et Territoires qui pourrait avoir des difficultés à être reconduit. Si vous étiez élu, vous inscririez vous dans la même démarche ?

Il est évident que je siègerais dans le même groupe que les autres députés nationalistes. Il ne serait pas logique de prôner l’union et de siéger en ordre dispersé. Par nature, on ne connaît pas encore la composition de la future assemblée mais nous siègerons ensemble quoi qu’il arrive.

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