• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Les anciens locaux de France 3 Corse à Ajaccio sont en cours de démolition

Les anciens locaux de France 3 Corse à Ajaccio sont en cours de démolition
Serge Bonavita, ancien "occupant" du Scudo; Laurent Marcangeli, Député-Maire (LR) d'Ajaccio - France 3 Corse ViaStella - Delphine Leoni, Franck Rombaldi, Fabien Bernardini

C’est une verrue pour certains, un lieu de création et de mémoire pour d'autres. Les anciens locaux de France 3 Corse, situés au Scudo sur la route des Sanguinaires à Ajaccio, sont en cours de démolition. La fin d'une époque.

Par France 3 Corse ViaStella

Entre mer et maquis trône une ruine depuis 37 ans. Elle faisait presque partie du paysage. Mais depuis le 20 mars, les travaux de démolition ont débuté.

D'ici quelques semaines, le site sera totalement débarrassé du bâtiment. Le lieu est pourtant chargé d'histoire. Le 28 avril 1980, la nouvelle station de FR3 Corse n'est pas encore inaugurée lorsqu'elle est visée par un attentat. Les dégâts sont considérable et l'édifice abandonné.

Rapidement, quelques musiciens prennent possession des lieux. L’édifice est rebaptisé le « Scudo » et est transformé en studios de répétition.

En 1986, le squat sauvage se transforme en occupation organisée. Musique, théâtre, danse, arts plastiques : des artistes de toutes disciplines en font le symbole d'une revendication culturelle. Ils réclament un lieu à Ajaccio pour créer et répéter.

Serge Bonavita était l'un d'entre eux : « Les taggueurs sont arrivés, donc le lieu a toujours été occupé par des forces un peu alternatives, underground. Cela a été un lieu, on peut le dire, de l’underground ajaccien pendant de nombreuses années. Effectivement, le voir tomber aujourd’hui, c’est un désastre parce que personne n’a été capable pendant toutes ces années, de se l’approprier, d’avoir un projet cohérent. Regardez l’endroit, c’est juste magnifique et tout cela aujourd’hui, ce sont des morceaux de gravas. »

La ville d'Ajaccio, propriétaire du terrain, a déboursé 265 000 euros pour sa démolition. Rénover l'édifice aurait été beaucoup plus coûteux.

« Suite à la démolition, il y aura un projet qui sera d’intérêt public puisque l’espace sera restitué aux gens sous la forme certainement d’un jardin aménagé, avec peut-être des jeux pour enfant. Et même des éléments sportifs pour les plus grands. En tout cas, la réflexion va être menée dans les mois prochains par les services de la ville », explique Laurent Marcangeli, Député-Maire (LR) d'Ajaccio.

Cet espace vert s'intégrerait aux aménagements entrepris sur la route des Sanguinaires depuis peu. Dans quelques années, une piste cyclable pourrait mener jusqu'au nouveau site.

Sur le même sujet

Les murs de la honte

Les + Lus