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Les palmiers d’Ajaccio dévorés par les charançons rouges

© Maxppp
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Le charançon rouge, un insecte originaire d’Asie et détecté en Corse en 2006, ravage depuis des mois les palmiers Phénix, très présents à Ajaccio. En 2015, 20 arbres étaient touchés. Aujourd’hui, il y en a 200. Et la municipalité semble impuissante pour arrêter ce fléau.

Par France 3 Corse ViaStella

Les paysages de palmiers défraichis font désormais partie du quotidien des Ajacciens. En cause, la prolifération du charançon rouge. Les conséquences ne sont pas seulement esthétiques, elles sont aussi économiques. Dans cette pépinière de la commune de Bastelicaccia, la star des palmiers n'est plus le Phoenix. Depuis 2 ans, ils ont été contraints de stopper sa vente.

« On sait que c’est voué à une mort certaine. Il y a des traitements mais ils ne sont pas efficaces à 100% », regrette Pascale Vinciguerra, gérante d'une pépinière.

La municipalité d'Ajaccio a mis en place un plan de traitement par endothérapie : une injection au cœur de l'arbre pour tuer l'insecte. En tout, 800.000 euros ont été déboursés depuis 2015. Après de bons résultats la première année, la situation s'est de nouveau dégradée. Début 2016 la ville comptait 800 palmiers, 10% ont déjà été abattus.

« Une chose est certaine, nous allons tout faire pour que les palmiers subsistent. Nous allons essayer de les sauver. Je ne suis pas certain d’y arriver. Je tiens un langage de vérité, je ne veux pas dire aujourd’hui aux Ajacciens "dormez tranquille, les palmiers seront sauvés" », affirme Laurent Marcangeli, député-maire (LR) d'Ajaccio.


Un nouvel insecticide

Une journée d'échanges autour de la lutte contre le charançon a été organisée par la mairie. Des spécialistes du phénomène ont proposé de nouvelles mesures, notamment l'utilisation du Confidor, un puissant insecticide. Une grande réunion de sensibilisation à la population est également prévue au printemps.

« C’est ce que l’on appelle la notion de lutte intégrée. Cela consiste à attaquer le problème par tous les aspects. En particulier, l’aspect investissement de la population sur ce problème-là : les mobiliser, les réunir, de leur expliquer pourquoi c’est important qu’ils fassent cela ou cela, pourquoi c’est leur intérêt. De faire en sorte qu’il n’y ait pas seulement une seule personne responsable dans cette ville dans la lutte et qui fait tout », explique Hervé Pietra, président de l’association "Sauvons nos palmiers".

Pour encore espérer admirer ses palmiers, la mairie devrait débloquer de nouveaux moyens financiers. Le vote du budget 2017 aura lieu lundi 13 mars.

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