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Cris racistes: la Ligue lance sa propre enquête sur l'affaire Balotelli

Tribune Est du stade Armand Cesari lors du match SCB-OM du 21 décembre 2016. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Tribune Est du stade Armand Cesari lors du match SCB-OM du 21 décembre 2016. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

La Ligue de football professionnel (LFP) a mis jeudi en instruction l'affaire des cris racistes essuyés par la star italienne Mario Balotelli vendredi dernier, au lendemain de l'ouverture d'une procédure judiciaire par le parquet de Bastia.

Par France 3 Corse ViaStella avec AFP

Après la justice civile, la justice sportive. "Au vu de la gravité des faits", la commission de discipline de la LFP s'est saisie du cas et a annoncé que les conclusions seraient rendues le 23 février.

Mercredi soir, le parquet de Bastia avait annoncé l'ouverture d'une enquête pour "incitation à la haine raciale".

Un peu plus tôt mercredi, le club de Bastia avait fait savoir qu'un quadragénaire s'était dénoncé auprès de lui, et qu'il lui avait désactivé son abonnement au stade.

"Est-ce que le racisme est légal en France?"

"Plusieurs individus ont effectué des cris de singe à l'endroit (de) Balotelli", avait même précisé le club corse dans un communiqué, dénonçant ces "comportements stupides et inacceptables".

Samedi, au lendemain de ce match de la 21e journée de Ligue 1 entre deux clubs à la rivalité historique (1-1), Balotelli avait accusé une partie du public corse d'avoir "fait des bruits de singe (...) pendant tout le match". "Est-ce que le racisme est légal en France? Ou seulement à Bastia?", s'était demandé "Super Mario" sur son compte Instagram.

La Ligue de football professionnel (LFP) avait le même jour condamné "avec la plus grande fermeté les auteurs de ces agissements, qui n'ont rien à faire dans un stade de football".

L'image du club bastiais avait déjà été écornée cette saison par les polémiques contre l'arbitrage ou encore l'affaire de la hampe de drapeau tenue par un fan corse qui en voulait au joueur du PSG Lucas, lors de la première journée du championnat.

Les insultes de Ciccolini

L'incident à caractère raciste de Bastia-Nice s'était doublé d'une affaire dans l'affaire: l'entraîneur du SCB, François Ciccolini, avait été filmé en marge du match en train d'insulter l'Italien: "Tu crois que j'ai peur de toi ? Casse-toi! Va te faire enculer!"

Le technicien avait ensuite expliqué, mercredi dans L'Equipe, qu'il avait agi ainsi car le joueur avait "insulté" sa mère.

Ciccolini n'avait pas pour autant minimisé les attaques subies par Balotelli. "Ce qui s'est passé, c'est grave, je ne peux pas l'accepter. Dans mon équipe, j'ai des +Blacks+ également. Il faut aussi recoller les morceaux", avait déclaré l'entraîneur corse.

Tribune "Est" fermée pour 2 matches

Le club bastiais a par ailleurs écopé d'un huis clos partiel dans une autre affaire. La tribune Est de son stade Armand-Cesari sera fermée pour deux matches (dont un par révocation de sursis) à la suite du match Bastia-Marseille du 21 décembre 2016 (1-3), lors duquel avait été allumés de nombreux fumigènes.

Cela concernera les réceptions de Caen ce samedi (22e journée de L1) puis de Nantes le 8 février (24e journée de L1).

Un des dirigeants du club, Joseph Bonavita, avait été expulsé lors du match face à l'OM. Il a écopé d'un mois ferme (plus deux avec sursis) de "suspension de banc de touche, de vestiaire d'arbitres et de toutes fonctions officielles".

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