Affaire du corps démembré : ouverture du procès en appel de Gérard Giorgetti le 3 décembre à Ajaccio

Le procès en appel de Gérard Giorgetti s’ouvrira mardi 3 décembre devant la cour d’assises de Corse-du-Sud à Ajaccio. / © Damien Meyer / AFP
Le procès en appel de Gérard Giorgetti s’ouvrira mardi 3 décembre devant la cour d’assises de Corse-du-Sud à Ajaccio. / © Damien Meyer / AFP

Le procès en appel de Gérard Giorgetti s’ouvrira mardi 3 décembre devant la cour d’assises de Corse-du-Sud. En première instance l’homme a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté pour le meurtre avec tortures de José Carlos Vicente en 2016. 

Par France 3 Corse ViaStella

Le 24 janvier 2019, la cour d’assises de Bastia a condamné Gérard Giorgetti à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de 22 ans de sûreté pour l’homicide avec tortures de José Vicente Garcia. 

Lors du procès en première instance, la défense avait plaidé l’innocence et demandé l’acquittement. Le procès en appel de Gérard Giorgetti s’ouvre, mardi 3 décembre, devant la cour d’assises de Corse-du-Sud

 


Tronc lacéré et membres calcinés


En avril 2016, le tronc d’un homme, lacéré à plusieurs endroits, est retrouvé par des randonneurs dans le défilé du Lancone. Le lendemain, les membres, en partie calcinés, de la victime sont découverts au pied d’un arbre d’une route de Balagne. 

Les empreintes vont permettre d’identifier le nom du cadavre, dont la tête reste toujours manquante : Jose Vicente Garcia. L’homme, un peu marginal, est cuisinier et serveur et a séjourné un temps au foyer social de Toga à Bastia

 


C’est au sein de l’établissement que la victime rencontre l’accusé, Gérard Giorgetti, qui y occupe un poste de gardien de nuit. Les deux hommes font connaissance et finissent par aménager en colocation à la Marana, au sud de Bastia.

 
Affaire du corps démembré : ouverture du procès en appel de Gérard Giorgetti le 3 décembre à Ajaccio
Equipe - Dominique Moret.
 

L’accusé déjà condamné en Haute-Garonne
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En raison des nombreux éléments à charge retrouvés, les enquêteurs ont très vite été persuadés de la culpabilité de Gérard Giorgetti. « Un véhicule qui était utilisé par le mis en examen comporte dans son coffre des traces du sang de Monsieur Vicente Garcia », indiquait un des gendarmes lors de l’enquête.

C’est dans un jardin, situé dans le cordon lagunaire de la Marana, que la tête de la victime est trouvée tout près du lieu d’habitation des deux hommes

 


Gérard Giorgetti a un lourd passé judiciaire. Il a notamment été condamné par la cour d’assises de Haute-Garonne pour avoir commis des violences ayant entraîné la mort d’une prostituée qu’il hébergeait à Toulouse. 



 

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