Ladies Open de Calvi : « Notre mission est de faire grimper des joueuses dans les classements. On est un tremplin »

Le Ladies Open de Calvi se tiendra entre les 23 et 30 avril prochains. Au fil des éditions, le tournoi ne cesse de gagner en notoriété. Entretien avec Jean Gour, son directeur.

Créé en 1996 et actif jusqu’en 1999, le Ladies Open de Calvi a connu une pause de 20 ans. Depuis 2019, une nouvelle édition de ce tournoi international de tennis est proposée par les mêmes organisateurs.

Au fil des ans, sa notoriété ne cesse d’augmenter et sa quatrième édition se tiendra du 23 au 30 avril prochain.

Son directeur, Jean Gour, répond aux questions de France 3 Corse ViaStella.

La nouvelle édition du tournoi entame sa quatrième édition, vous gagnez  en notoriété, comment vous organisez-vous ?

Il faut essayer de gagner de plus en plus en notoriété. Cela se passe par le bouche à oreille, entre les joueuses qui viennent de tous les pays du monde. Elles peuvent inscrire le tournoi de Calvi dans leur calendrier. Après, sur le nombre de joueuses, c’est toujours pareil, puisqu’on a un tableau de qualifications à 32 joueuses et un tableau final à 32 joueuses. Ces sont des règles internationales.

Les joueuses sont en train de s’inscrire sur une plateforme de la fédération internationale de tennis, et nous à partir du 1er avril, on découvrira la liste. Au départ, il peut y avoir 800 ou 1.000 joueuses qui sont inscrites. Au fur et à mesure, elles font leur choix dans les tournois aux quatre coins du monde pour qu’il n'en reste qu’une soixantaine au tournoi de Calvi. Nous ne décidons pas de l’inscription.

Il y aussi des joueuses invitées, on a invité deux Corses. Une Corse pour le tableau final qui s’appelle Alice Battesti. C’est une joueuse qui entame une carrière plus importante. Et on a une joueuse invitée dans le tableau des qualifications qui est Ines Albericci qui est une jeune joueuse de Bastia. Elle va tenter sa chance pour la première fois dans un tournoi international.

En tant que directeur du tournoi, que ressentez-vous lorsque vous voyez des joueuses classées parmi les meilleures joueuses françaises et mondiales ?

Un tournoi comme le nôtre peut rassembler normalement des joueuses qui vont être entre 100 et 300 mondiales. L’année dernière, on en avait cinq ou six qui étaient entre 100 et 150. La vainqueure 2022, Leolia Jeanjean, a quand même passé trois tours à Roland Garros. Donc on est très content.

On est très content parce qu’on leur permet de gagner des points, de gagner un peu d’argent, mais d’un autre côté en prenant l’exemple de Leolia Jeanjean, qui est aujourd’hui top 100, est-ce qu’elle sera encore à Calvi cette année ou ira-t-elle faire un tournoi plus doté, et malheureusement, elle ne sera pas avec nous. On le découvrira au dernier moment.

Nous, c’est notre mission de permettre à des joueuses de débuter ou de remonter dans le classement mondial en passant par Calvi.

N’est-ce pas le revers de la médaille de faire grimper des joueuses dans le classement ?

Non, ce n’est pas le revers de la médaille. C’est la mission. Ça veut dire que chez nous, c’est un tremplin et si elles s’en vont plus haut, tant mieux. Mais après, on les voit moins.

Il n’y a pas de regret, c’est notre travail. On remplit notre mission, surtout avec les joueuses françaises. C’est un tournoi de la fédération française, et elle est très contente de voir des joueuses françaises grimper dans le classement grâce à des tournois français.

Avez-vous envie de faire évoluer votre tournoi, ou préférez-vous garder cette idée de tremplin ?

Il y a une réalité économique. On a un tournoi de bénévoles, il est organisé que par des bénévoles et des amateurs. Nous le faisons avec nos moyens. Actuellement un budget qui est entre 160.000 et 170.000 euros, c’est déjà important.

Je pense qu’il faut rester humble. Notre volonté, c’est que le tournoi soit joli. On a toujours voulu avoir un joli tournoi dans un site magnifique. Et aujourd’hui on le fait au niveau de nos moyens humains et financiers.

La fédération nous a proposé l’an dernier de passer à 60.000, on n’a pas voulu y aller. On préfère faire quelque chose de très joli avec des joueuses très agréables et qui sont des futures grandes joueuses, plutôt que d’essayé d’aller voir ailleurs. Et puis il y a aussi le tissu local, il y a des partenaires qui nous suivent et on ne peut pas faire n’importe quoi.

Cette année, la gagnante remportera 40.000 dollars, pourquoi cette augmentation ?

Il y a plusieurs catégories de tournois, nous on était à 25.000 dollars, mais il faut savoir qu’au niveau international il existe deux catégories de tournois : 25.000 et 60.000. 60.000 dollars nous paraissaient un peu trop élevés, cette année, pour récompenser le ou les hauts tournois à 25.000, la fédération internationale a créé une catégorie de 40.000. C’est la première année qu’il y aura donc 40.000 dollars.

Le tournoi appartient à la fédération française de tennis. C’est elle qui l’homologue et qui paye tous les droits du tournoi à la fédération internationale. Ensuite, suivant les catégories de tournois, nous pour un 40.000, on a une subvention de la fédération qui représente 17.500 euros. Ensuite, on a des partenaires institutionnels comme la ville de Calvi, la collectivité de Corse et des partenaires privés qui nous permettent d’atteindre le budget qui est, en gros, systématiquement quatre fois la valeur des prix. En restant en euros, c’est un budget qui est entre 160.000 et 170.000 euros. 

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