Tallone : mobilisation contre l’ouverture d’un nouveau site d'enfouissement

Publié le Mis à jour le
Écrit par France 3 Corse ViaStella

Riverains, agriculteurs, élus… Les membres de l'Associu per l'Arena se sont mobilisés lundi matin pour protester contre l’ouverture d’un nouveau site d’enfouissement des déchets à Tallone.

"Tallone, seul endroit d'Europe où on arrache des vignes pour les transformer en poubelle". Ce slogan, c'est celui de l'Associu per l'Arena.



Depuis lundi matin, ces membres occupent la parcelle qui devrait accueillir un nouveau casier d'enfouissement des déchets, juste à côté de l'ancien centre d’enfouissement de Tallone, désormais saturé et fermé.



Agriculteurs et riverains refusent de voir ces vingt hectares de terre agricole encore exploités l'an dernier, devenir la décharge de la Corse.



"Ce que nous envisageons c’est qu’il y est une prise de conscience maximale des villes, de Bastia, d’Ajaccio, de Porto-Vecchio pour gérer eux-mêmes leurs déchets", a expliqué Jean-Francois Renucci, porte-parole Salvemu l'Arena.



"Il faut qu’il y est une prise de conscience que le monde rural n’est pas la poubelle des villes et que aussi bien elles gèrent leurs touristes, eles doivent gérer leurs déchets."



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Pascale Migozzi, oleicultrice à Tallone; Jean-Francois Renucci, porte-parole "Associu per l'Arena" ©France 3 Corse ViaStella


Un nouveau permis de polluer



Le 8 août, la préfecture de Haute-Corse a donné l’autorisation à la société Staneco d'exploiter une "installation de stockage de produits non dangereux" à compter du mois d'octobre. Cet arrêté qui signe l'ouverture de Tallone 3 a été, dès la fin août, dénoncé par le maire de Tallone.



La Collectivité territoriale de Corse a également avalisé ce projet du tout enfouissement, en précisant qu'il devait toutefois rester une solution transitoire et fermer au bout de trois ans.



Malgré les progrès enregistrés en matière de tri, il restera selon le Syvadec, l’organisme en charge du traitement des déchets en Corse, un reliquat de 20.000 tonnes à stocker d’ici fin 2017, et 50.000 tonnes les deux années suivantes.



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