Procès de la "nuit bleue" de mars 2019 en Corse : Julien Muselli et Adrien Matarise se sont présentés devant le tribunal de Bastia

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Écrit par A.B ; A.A.

Condamnés le 20 avril dernier à six ans de prison et sous le coup de mandats d'arrêts dans le cadre du procès de l'affaire dite de la "nuit bleue" de 2019, les deux hommes se sont présentés en début d'après-midi devant le tribunal judiciaire de Bastia, accompagnés de leurs avocats.

Julien Muselli et Adrien Matarise se sont présentés devant le tribunal judiciaire de Bastia en compagnie de leurs avocats, en début d'après-midi, ce vendredi 6 mai. 

Tous deux ont été condamnés à une peine de six ans de prison dans l'affaire dite de la "nuit bleue", survenue en mars 2019. Le 20 avril dernier, les deux hommes ne s'étaient pas présentés pour la lecture de la décision du tribunal correctionnel de Paris, et au terme duquel un mandat d'arrêt avait été décerné à leur encontre. 

 

Quatre autres prévenus

Dans le cadre de ce procès, le tribunal judiciaire a également condamné quatre autres prévenus. André-François Maraninchi, dont l'ADN a été sur une bouteille de gaz déposée dans un immeuble en construction à Ville-di-Pietrabugno, a été condamné à cinq ans de prison dont deux ferme, aménageables avec un bracelet électronique.

Reconnu coupable des dégradations à caractère terroriste, il a en revanche été relaxé de l'association de malfaiteurs terroriste, et le tribunal a tenu compte de son "positionnement" plus coopératif pendant la procédure et de l'engagement "altruiste" de ce pompier-volontaire de 32 ans.

Ghjilormu Garelli, garagiste de 24 ans, a été condamné à 3 ans de prison dont 18 mois ferme aménageables, pour association de malfaiteurs terroriste. Le tribunal lui reproche son "soutien logistique" apporté au vol de véhicules utilisés pour trois des attentats. Petru-Maria Marcellesi écope lui d'un an aménageable pour détention d'arme et Nathalie Vincensini, de deux mois avec sursis pour avoir fourni un téléphone en détention à Julien Muselli.

Seuls André-François Maraninchi et Petru-Maria Marcellesi étaient présents au prononcé du délibéré. L'inscription au Fijait, le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions terroristes, a été également demandée pour cinq d'entre eux.