Une partie des dettes d'entreprises pourraient être annulées ou étalées

On apprenait mercredi par la voix du ministre des finances qu'une partie des dettes d'entreprises pourraient être annulées ou étalées au cas par cas. Une annonce qui donne un petit espoir à nos entreprises alors que l'on constate sur l'île une surconsommation des PGE, prêts garantis par l'état. 

Mercredi, le ministre de l'Economie Bruno Lemaire a annoncé qu'une partie de la dette de certaines entreprises pourraient être annulées. Sur Twitter, Gilles Simeoni a réagi favorablement. Le président du conseil exécutif estime que si le gouvernement en a la volonté politique, il sera aisé de trouver des points d'accords au bénéfice de l'économie corse. Bruno Lemaire affirme qu'il fera le maximum pour éviter les faillites avec des mesures au cas par cas avec étalement ou annulation de dettes.

Les PGE, prêts garantis par l'Etat doivent être remboursés dans les 4 ans. En Corse, 1 milliard de PGE ont été accordés alors que le PIB est de 10 milliards par an. Rembourser 10% du PIB en 4 ans est à priori une gageure. La craine de faillite est forte : "les entreprises sont devant un mur de dettes. Il est vraisembable que beaucoup d'entreprises de Corse ne pourront pas payer les dettes qui sont devant elles", considère Charles Zuccarelli, président du Medef de Corse. 

Vers de nombreuses faillites

Pour l'heure, les données des tribunaux de commerce ne font pas état de faillites d'entreprises en lien avec la crise Covid en Corse mais cela est dû aux aides. A moyen terme, cela pourrait se produire : "aujourd'hui il y a une bienveillance des Urssaf qui n'assignent plus par rapport à ce report de charges. Il n'y a donc plus de société qui se retrouve au tribunal de commerce. Mais quand l'Urssaf reprendra ses activités, je pense qu'elles seront nombreuses", poursuit Charles Zuccarelli.

La banque de France pourrait avoir un rôle moteur dans la mise en place des aménagements de dettes. Problème : elles traitent uniquement des enterprises réalisant 750 000 euros de chiffre d'affaires. Les patrons souhaitent un dispositif adapté à la petite taille des entreprises insulaires. 

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