Une vingtaine de producteurs de bœuf, de porc et de volaille ont réclamé vendredi des rayonnages spécifiques pour la viande française, lors d'une action dans un hypermarché de Laval
Pour ces éleveurs, membres de la FDSEA de Mayenne ou des Jeunes agriculteurs, seules les mentions VPF (Viandes de porc françaises), Volailles françaises ou VF (Viande française pour les bovins) garantissent que les viandes sont nées, ont été élevées et abattues en France.
"Si il y a ces logos-là, on est sûr que c'est Français, que ça a été nourri, élevé, abattu, transformé en France", a déclaré Jacky Bachelot, producteur de poulets, lors de leur action de vérification des étiquetages dans un hypermarché Carrefour, à Laval.
En revanche, "origine France, ça ne veut pas dire que c'est forcément un porc né, élevé, abattu en France, (...) ça peut juste vouloir dire qu'il vient d'un abattoir français", a expliqué Florence Desillière, secrétaire générale FDSEA 53.
Au rayon charcuterie de l'hypermarché, Jean-Bertrand Adam, producteur de porc, a saisi un saucisson et expliqué que "Rosette de Lyon, à part marqué pur porc dessus, il n'y a aucune indication géographique de l'origine de la viande. C'est viande
de porc, point, terminé, donc c'est banalisé de chez banalisé".
M. Adam a dénoncé l'utilisation de l'appellation "Rosette de Lyon", qui peut, selon lui, tromper le consommateur.
Les manifestants ont réclamé des rayons réservés à la viande française, dénonçant la cohabitation dans un même rayon de l'hypermarché de barquettes de viande française et de viande "origine France", alors qu'au-dessus du rayon une pancarte proclamait: "Y'a pas à tortiller, ils sont forts nos éleveurs de porcs" avec le logo VPF.
Prenant une barquette de viande "origine France", Jean-Bertrand Adam a dit: "C'est soit du belge, soit du hollandais ou de l'allemand, alors y'a pas à tortiller, on l'a une peu mauvaise".