Loire-Atlantique : le département ne veut plus co-financer la rénovation des rails vers Pornic

Le chantier de remise en état des voies vers Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Pornic doit commencer en 2014, faute d'engagement de l'État, le conseil régional a décidé d'avancer tout ou partie des 109 millions d'euros du chantier, le conseil général de la Loire-Atlantique ne veut plus apporter sa part

Le chantier est estimé à 109 millions d'euros, dont 26 millions d'euros apporté par RFF. Les départements de Loire-Atlantique et Vendée, la région des Pays de la Loire, Réseau Ferré de France et l'État doivent se partager la facture. L'État tardant à dire le montant de sa participation, la région a décider de lui "avancer" l'argent en quelque sorte. Pour ne pas retarder plus des travaux  qui deviennent chaque jour plus urgents. La vitesse vient encore d'être réduite à 60 km/h sur des nouvelles sections de voies, allongeant encore le temps de trajet.


Le département sollicité par RFF

RFF, a demandé une participation de 10,5 millions d’euros au département de Loire-Atlantique. Mais Philippe Grosvalet son président, ne veut pas participer !

C’est un problème d’entretien des voies. Que RFF prenne ses responsabilités, et que chacun assume ses compétences. Le département ne sera plus un guichet à subventions".

Pourtant lors de la première phase des travaux, le Conseil général avait participé au financement du renouvellement des voies entre Rezé et Sainte-Pazanne en 2010 / 2011, pour 8,3 millions d'euros. La Vendée avait contribué pour la même somme à ce chantier de 51 millions d'euros.


Le Conseil régional financera

À la région, on a pris bonne note de cette décision. "On est d'accord sur le qui fait quoi" ! Jacques Auxiette son président avouant qu'après tout : "10 millions d'euros ne remettent pas le chantier en cause". Et d'ajouter :

on repensera notre participation sur d'autres dossiers".

Autrement dit la région aidera moins le département de Loire-Atlantique pour la construction de ses routes par exemple ! "On est cohérents sur la transition énergétique, nous pensons nous aux 1,1 million de voyageurs qui empruntent la ligne chaque année".


Les voyageurs surpris par cette décision

Du côté des associations de voyageurs on trouve la décision un peu raide. Nombre de voyageurs se voient pénalisés par les suppressions de trains, l'augmentation des temps de parcours. Au moment ou, enfin, un retour à la normale et une amélioration des dessertes sont possibles pour la rentrée 2015, que le conseil général, sans crier gare, ne s'engage pas à leurs côtés dans l'amélioration de leurs migrations quotidiennes, forcément ça déçoit.!


Qui finance quoi ?




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