Angers : Frédéric Mitterrand et Beatse le “sentencieux borné“ à ”l'oeil vague”

Le dernier conseil des ministres pour Frédéric Mitterrand / © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Le dernier conseil des ministres pour Frédéric Mitterrand / © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

L'ancien ministre de la culture règle ses comptes avec Frédéric Beatse dans son livre "la récréation". Revenant sur l'éviction d'Emmanuelle Huynh du Centre National de danse contemporaine, le ministre de Nicolas Sarkozy n'est pas tendre avec l'élu.

Par Xavier Collombier

Page 276

Angers le Off a lu le pavé de l'ancien ministre de la culture " la récréation". Page 276, le ministre de Nicolas Sarkozy règle ses comptes avec Frédéric Beatse, tout nouvel élu premier magistrat de la bonne ville d'Angers. En avril 2012, le locataire à l'époque de la rue de Valois découvre un "véritable complot" formanté par Frédéric Beaste. Le maire veut remercier Emmanuelle Huynh du Centre Nationale de danse contemporaine. Frédéric Mitterrand sort ses griffes.

Le maire d’Angers est bien le type antipathique auquel je m’attendais. Rien à voir avec son prédécesseur, également socialiste, mais vif, ouvert, amusant. Celui-là est sentencieux, borné, décidé à avoir la peau d’EMMANUELLE HUYNH coûte que coûte. Il n’a pas la moindre idée du travail qu’elle accomplit et il ne connaît rien à la danse. Mais il veut à tout prix marquer son territoire tout neuf. Je luis dis que j’ai des moyens de l’en empêcher car le ministère assume une bonne part de la subvention et que je ne m’en priverai pas. Il hausse les épaules, son œil vague fixé sur le compteur


 

Le maire d'Angers Frédéric Béatse. / © MAXPPP
Le maire d'Angers Frédéric Béatse. / © MAXPPP

La réaction de Frédéric Beatse

Interrogé ce matin par notre reporter web Christophe Turgis, qui prépare une enquête en ce moment sur la campagne angevine des municipales, Frédéric Beatse a pris les mots de Frédéric Mitterrand avec distance.

Je suis comme je suis. J'assume d'être ferme quand il le faut, ma position de maire l'exige. J'ai été convoqué rue de Valois par le Ministre, une solution honorable avait été trouvée pour Emmanuelle Huynh. Le conseil d'administration du centre avait décidé de ne pas prolonger  sa direction pour lui préférer Robert Swinston. Pour le reste, c'est dix lignes dans un pavé de 700 pages".


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