Coronavirus : un "TGV médicalisé" va acheminer des malades du Grand Est vers Nantes, Angers, Le Mans et La Roche-sur-Yon

Les patients viennent de Strasbourg et Mulhouse. Un "TGV médicalisé" va être mobilisé afin de les évacuer vers des régions moins touchées par l'épidémie de coronavirus. Une vingtaine d'entre eux vont être pris en charge à Nantes, Angers, Le Mans et La Roche-sur-Yon.

 

La préparation du TGV médicalisé qui acheminera les patients atteints par le covid 19 de Strasbourg vers les Pays de la Loire,
La préparation du TGV médicalisé qui acheminera les patients atteints par le covid 19 de Strasbourg vers les Pays de la Loire, © DR SNCF
"Un TGV médicalisé, une première en Europe, transportera 30 malades de Strasbourg et Mulhouse vers des territoires où il y a de la place", a indiqué mardi le ministre de la Santé Olivier Véran. à l'Assemblée nationale lors des questions d'actualité au gouvernement.

Le TGV, mis à disposition par la SNCF, devrait être opérationnel à compter de mercredi mais ne "réalisera son premier transport de patients" que jeudi, selon les informations fournies par le ministère de la Santé.

Cette opération est coordonnée par le Samu de Paris. Elle permettra "dans un premier temps l'évacuation de 20 patients", a ajouté le ministère, en indiquant que ces malades seraient évacués vers des hôpitaux de la région Pays de la Loire.
  
"Quatre patients seront installés par voiture, avec dans chaque voiture une équipe médicale constituée d'un médecin anesthésiste réanimateur, d'un interne, d'un infirmier anesthésiste et de trois infirmiers", a-t-il détaillé.
    
Lors d'une conférence de presse donnée mardi après-midi, l'Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire a précisé que les "20 patients en provenance du Grand Est" seraient répartis entre Nantes, Angers, Le Mans et La Roche-sur-Yon.

La Roche-sur-Yon, accueillerait 4 patients. 6 seraient accueillis au CHU d'Angers, 6 à Nantes et 4 au Mans. Un train de nuit devrait ralier Paris à Angers la nuit prochaine et arriver à l'aube jeudi matin. 10 malades descendront, de là 6 iront au chu d’Angers, 4 seront acheminés vers le Mans. Le TGV repartira vers Nantes avec 10 malades.

Les équipes médicales qui voyageront aux côtés des malades viennent des CHU de Nantes et d'Angers et d'hôpitaux d'Île de France. Les opérations seront coordonnées par le Samu de Paris. L'arrivée de ces patients touchés par le coronavirus témoigne de "la solidarité exemplaire" de la région, a souligné son directeur Jean-Jacques Coiplet, en rappelant que les Pays de la Loire étaient la région métropolitaine "où l'incidence" du Covid-19 " est la plus faible".

Si la Sarthe et la Loire-Atlantique ont franchi le seuil épidémique de 10 cas pour 100 000 habitants, en revanche, la région des Pays de la Loire compte 9,06 cas pour 100 000 habitants. L'ARS attend cependant "l'arrivée de la vague épidémique pour la fin de la semaine à priori" car "le virus circule activement, la vague arrive et il faut se mettre en ordre de bataille" a indiqué Jean-Jacques Coiplet.


"Soigner dans les meilleures conditions le plus grand nombre de patients"

Plusieurs évacuations de patients ont déjà été organisées ces derniers jours pour soulager les hôpitaux alsaciens, submergés par l'épidémie de coronavirus. Mais les évacuations, jusqu'à présent, ont été organisées par voie aérienne et ont concerné un nombre de malades plus limité.

Mercredi 18 mars, six patients ont ainsi été transportés par avion militaire médicalisé vers des hôpitaux de Marseille et Toulon. Samedi, six personnes supplémentaires
ont été évacuées vers Bordeaux, tandis que six autres malades ont été évacués mardi vers la Bretagne.

Dans le même temps, plusieurs patients ont été transférés vers des pays limitrophes de la région Alsace (Allemagne, Suisse) afin de soulager les hôpitaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, premiers foyers de contamination en France, actuellement proches de la saturation.
    
Selon les chiffres publiés mardi soir par les autorités sanitaires, 407 personnes ont succombé au coronavirus dans la région Grand Est. C'est plus d'un tiers des morts dénombrés en France, où le Covid-19 a fait 1 100 morts. 
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