Covid-19 : Loire-Atlantique et Maine-et-Loire placés en zone rouge

Loire-Atlantique et Maine-et-Loire passent en zone rouge au vu de l'évolution de la pandémie de coronavirus. On vous dit quelles mesures pourraient alors être prises.

De plus en plus cas positifs détectés, Loire-Atlantique et Maine-et-Loire risquent de passer en zone rouge
De plus en plus cas positifs détectés, Loire-Atlantique et Maine-et-Loire risquent de passer en zone rouge © AFP

La Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire sont désormais en rouge.

"Il est vraisemblable que dans les heures ou les jours qui viennent, la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire passent en zone de circulation active", avait indiqué jeudi Jean-Jacques Coiplet, le directeur de l'ARS des Pays de la Loire, lors d'une conférence de presse.

Des mesures ont déjà été prises au vu de la situation.

"Le préfet du Maine-et-Loire et moi même avons été amenés aujourd'hui (jeudi 10) à prendre des mesures nécessaires face à la dégradation de la situation" précisait Didier Martin, préfet de Loire-Atlantique.

Il a également précisé que le port du masque était désormais obligatoire sur l'ensemble de l'espace public sur la ville de Nantes, indiquant "la pérennisation de la mesure départementale" du port du masque obligatoire dans les "marchés couverts, vide grenier et brocantes".

"Saint-Herblain, la ville de Saint-Sébastien-sur-Loire et la commune de Bouguenais, villes où le taux de prévalence est le plus important entre 70 voire 100 pour 100 000"
avec Nantes, sont également concernées par le port du masque obligatoire dans l'espace public.

"Saint-Nazaire, élargissement des secteurs du centre ville concernés par le port du masque", en concertation avec David Samzun, le maire de la ville.

"Des mesures à durée provisoire, transitoire" a précisé le préfet de Loire-Atlantique.

"La situation de la Loire-Atlantique n'est pas atypique" a-t-il ajouté.

Le préfet du Maine-et-Loire a également pris des mesures identiques dans cinq communes du département.

En Loire-Atlantique, une fermeture éventuelle des bars et restaurants "n'est pas d'actualité à court terme", et dépendra de l'évolution de la pandémie, a précisé de son côté le préfet de région.
 

Un taux d'incidence en hausse

Avant la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire, Mayenne et Sarthe ont connu le dépassement du seuil d'alerte.

La Mayenne a vu son taux d'incidence grimper au mois de juillet pour atteindre 126,1 le 25 juillet avant de décroître. Il est actuellement de 25,9, selon le bulletin de l'ARS du 8 septembre. Le département est en vigilance modérée. La "situation est stabilisée"

Le 18 août dernier, le taux d'incidence avait atteint 74,1 cas testés positifs pour 100 000 habitants en une semaine en Sarthe. Taux désormais redescendu aux alentours de 45 selon le dernier bulletin de l'ARS. Le département sarthois reste en vulnérabilité élevée.

Avec un taux d'incidence de 18,3, la vigilance est faible en Vendée. mais "la tendance est aussi à la hausse".

Sur l'ensemble de la région, 16 personnes sont actuellement en réanimation, 1 en "soins critiques". Des chiffres "contenus mais en augmentation", a précisé Jean-Jacques Coiplet. 
 

Des cas en milieu scolaire

28% des clusters sont identifiés en milieu professionnel, 20% lors d'évènements publics et privés, 10% dans les établissements sociaux et d'insertion, 7% concernent le milieu scolaire. 
186 signalements ont été faits à ce jour dans les établissements scolaires, ils concernent 172 de ces établissements. 77 en Loire-Atlantique, 50 en Maine-et-Loire, 14 en Mayenne, 24 en Sarthe et 7 en Vendée.

30 classes sont fermées en Loire-Atlantique, 34 en Maine-et-Loire, 6 en Mayenne, 0 en Sarthe, 5 en Vendée.

Concernant les neuf étudiants de deuxième et troisième année de la Faculté de médecine à Nantes qui avaient été testés positifs à la COVID-19. Cent étudiants avaient participé à un week-end d’intégration dans les bars de la Cité des Ducs entre le 24 et 27 août, 500 avaient donc été invités à se faire dépister. 460 ont été testés, 22 sont positifs.
 

Les critères pour passer en zone rouge

Un département passe en zone rouge ou "zone de circulation active du virus" (ZCA), lorsque son taux d'incidence dépasse 50 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants en une semaine. Cet indicateur est calculé à partir des résultats des tests PCR (test par prélèvement nasal)", selon le site gouvernemental Service-Public.

Ce seuil d'alerte a été dépassé il y a quelques jours pour la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire avec un taux d'incidence respectif de 52,8 et 51,5 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants en une semaine. Il est désormais ce jeudi 10 septembre respectivement de 57,5 et 58,8. Il est de 46,8 dans la région, "en augmentation" a précisé Jean-Jacques Coiplet, directeur de l'ARS "mais en deçà de la moyenne nationale". 

"Cependant, un département avec un taux d'incidence inférieur peut être classé par anticipation en zone rouge si ce taux est en augmentation ou bien s'il est géographiquement proche d'un autre département avec un taux d'incidence élevé",
poursuit Service-Public.

A noter que la décision de passage en ZCA est prise par décret du Premier ministre.  

Ce que cela change

"Le passage d'un département en zone rouge donne au préfet des pouvoirs renforcés. Il peut prendre des mesures complémentaires sur son territoire pour lutter contre la propagation du virus".

L'ensemble des mesures envisageables sont les suivantes : Ces mesures sont prises en concertation avec les maires et les Agences régionales de santé (ARS) en fonction des données épidémiologiques locales.

En Pays de la Loire, le préfet a d'ores et déjà prévu que "dans les établissements recevant du public de type L (cinémas, théâtres, salles de spectacle, de projection, d’audition ou salles polyvalentes à usage multiple), du type X (salles de sports couverts) et PA (stades et terrains ouverts) ainsi que dans les chapiteaux, tentes et structures (CTS), chaque personne doit être assise et une distanciation physique minimale d’un siège doit être laissée entre les sièges occupés par chaque personne ou chaque groupe de moins de 10 personnes venant ensemble ou ayant réservé ensemble".

"Ce classement confère au préfet, en concertation avec le directeur général de l’ARS, la possibilité de prendre, s'il le juge nécessaire, des mesures supplémentaires de restriction de circulation des personnes ou de suspension d’activités afin de freiner la propagation du virus. Il peut en outre réglementer ou fermer provisoirement des lieux d’accueil du public (ERP) ou de réunions",
précise la préfecture dans un communiqué.

"Notre objectif est de freiner la propagation du virus et d’éviter une dégradation de la situation conduisant à une progressive saturation des capacités d’accueil hospitalières. Pour cela, il est impératif collectivement de respecter la « règle des 3 M » : se laver les mains, respecter un mètre de distance et porter un masque. C’est ce comportement responsable qui évitera d'avoir à prendre des mesures beaucoup plus restrictives dans un avenir proche", conclut le préfet Didier Martin.



 
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