Résidences secondaires : La Baule en tête des stations balnéaires de l'ouest, le littoral attire toujours et encore

© C.François France Televisions
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Selon les chiffres communiqués par les notaires bretons, qui ont inclus la Loire-Atlantique dans leur base de données, le marché des résidences secondaires se porte bien. Les 1 900 km du littoral concerné continuent d'attirer, pour les vacances ou pour la retraite. Du coup, les prix grimpent.
 

Par Christophe François

L'année 2018 est une bonne année, d'un point de vue transactions sur le marché des résidences secondaires. Il est même arrivé que l'offre ne réponde pas à la demande, et ainsi, les prix ont augmenté.

C'est le constat réalisé par les notaires bretons qui officient dans les stations balnéaires sur l'Ille et Vilaine, les Côtes d'Armor, le Finistère, le Morbihan et la Loire-Atlantique.
 

Des prix à la hausse, une demande qui évolue


Après une carrière dans les grandes villes de l'Ouest ou les grandes métropoles, certains habitants de ces départements souhaitent rejoindre ''leur'' station balnéaire, pour les vacances mais surtout pour la retraite.

D'autres investisseurs sont motivés par le fait de louer leur résidence, après rénovation, via les sites internet Airbnb, le Bon Coin ou autres...pour un amortissement accru ou accéléré de leur acquisition.

Et si la LGV (Ligne à Grande Vitesse) a permis aux Franciliens de rallier plus rapidement le littoral breton, elle a aussi "boosté" les acquisitions à hauteur de 10% en Bretagne nord, par exemple.

En Loire-Atlantique, des stations comme La Baule, Le Pouliguen ou Pornichet bénéficient déjà de l'effet TER ou TGV.

A noter également : les taux d'intérêt qui restent très bas et les aides financières à l'achat immobilier ont pu inciter certains acquéreurs à franchir le pas ou en convaincre d'autres que le moment d'investir est venu.

 
© C.François France Televisions
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La loi de l'offre et de la demande


Puisque pour beaucoup, la résidence secondaire acquise pourrait devenir, une fois la retraite venue, la résidence principale, les exigeances des acquéreurs évoluent.

Performance énergétique, centre ville, proximité commerces et services....toutes les biens ne répondent pas à la demande qui se concentre sur un parc plus limité, et du coup, les prix des biens sélectionnés augmentent.
 

Des chiffres 


La Baule occupe toujours la tête du classement dans la spécialité avec 13 002 résidences secondaires, soit le double de Pornichet (6449) ou presque le triple de Pornic 4772).

Mais plusieurs stations de Loire-Atlantique font désormais partie des 20 stations bretonnes référencées, comme Saint-Brévin (3774), Saint Michel Chef-Chef (3121), Le Croisic(3067) La Turballe (2955),  ou Batz sur Mer (2424).

 
© C.François France Televisions
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Qui achète quoi?


Pour les acquisitions de biens en Loire-Atlantique, l'acheteur serait originaire des Pays de la Loire dans 40% des cas, 25% d'Ile de France et 10% de Bretagne. Agé en moyenne de 54 ans, il serait cadre moyen ou supérieur (18% chacun) mais surtout retraité (36% ).

Ces chiffres sont à peu de choses près les mêmes que l'on retrouve pour les acquisitions de résidences secondaires en Vendée, avec encore un peu plus de retraités.

 
© C.François France 3 Pays de la Loire
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A quel prix?


Le prix median donne une indication moyenne des prix d'achat des résidences secondaires. Mais attention, quelques ventes exceptionnelles peuvent influer sur le prix median sans que celui-ci révèle une tendance représentative du marché sur la commune concernée.

Sur le littoral de la Loire-Atlantique, le prix median (au m2) des appartements varie de 3680 euros  (anciens) à 3910 euros (neufs) tandis que les maisons anciennes ont un prix median de 230 000 euros et les terrains à bâtir 75 000 euros.

Des chiffres en évolution plus ou moins prononcée selon qu'on les regarde sur 1 an, 5 ans ou 10 ans. Seul baisse remarquée, celle des terrains à bâtir en Loire-Atlantique, comme en Vendée.

Parmi les chiffres les plus élevés donnés par les notaires de Loire-Atlantique, La Baule garde sa position de leader du marché des résidences secondaires avec un prix median de 382 500 euros pour les maisons anciennes, mais Pornichet se rapproche (350 000 euros) suivie de près par Le Pouliguen (340 000 euros), la baie de la Côte d'Amour devance l'ensemble des stations bretonnes (188 000 euros). 

Suivant les sources ( notaires bretons  ou notaires de Loire-Atlantique, Pornichet et La Baule se disputent le leadership des prix de maisons anciennes. 

 
© C.François France 3 Pays de la Loire
© C.François France 3 Pays de la Loire

 

Le marché du neuf



Surprise ou pas surprise, la station balnéaire de Pornichet passe devant La Baule quant au prix au mètre carré. Avec 4 530 euros/m2, Pornichet se hisse au 3ème rang sur le marché du neuf dans les stations bretonnes. La Baule est juste derrière  à 4 350 euros/m2, tandis qu'à la huitième place on trouve Le Croisic (3 940 euros/m2). 

 
Maison à vendre, sur la commune de Saint-Brévin / © C.François France Televisions
Maison à vendre, sur la commune de Saint-Brévin / © C.François France Televisions

 

Une tendance qui se confirme et franchit la Loire


Le littoral attire, encore et encore. La tendance ne se dément pas, au contraire, elle se confirme.

Et si des résidences secondaires à La Baule ou Pornichet ne sont plus accessibles à certains, la mer continue de les attirer et ce sont d'autres stations qui en profitent.

Au sud de la Loire, par exemple. Pornic fait une percée remarquée dans le domaine des terrains à bâtir (+ 119% ), le prix médian est inférieur à celui de La Baule, mais l'évolution en volume de transactions est spectaculaire.

La station de la Côte de Jade est en pleine évolution avec par exemple l'aménagement de sa ria. En sud Loire, elle est la station de choix des acquéreurs qui, en plus, ont la possibilité de descendre du train en plein centre ville, un atout non négligeable.

Saint-Brévin offre son littoral à ceux qui souhaitent être proches de Saint-Nazaire, pour le travail, les commerces ou les services et atteint désormais près de 37% de résidences secondaires sur son territoire.

L'effet littoral qui franchit la Loire amène aussi les acquéreurs de résidences secondaires vers d'autres stations moins connues et donc plus abordables.

Ainsi,les communes de Saint-Michel Chef-Chef, Préfailles, La Bernerie en Retz, Les Moutiers en Retz voient elles leur population évoluer depuis quelques années, avec, pour leurs équipes municipales la difficulté d'adapter la commune à ces nouveaux propriétaires ou de proposer à ces nouveaux acquéreurs de s'intégrer au sein de la commune.

 
Les pêcheries du littoral de Loire-Atlantique attirent toujours plus de résidents secondaires / © C.François France Televisions
Les pêcheries du littoral de Loire-Atlantique attirent toujours plus de résidents secondaires / © C.François France Televisions

 
Les résidences secondaires se vendent bien, à la Baule et ailleurs

 


 






 

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