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Loire-Atlantique : les riverains de la raffinerie de Donges s'inquiètent

Les riverains de la raffinerie de Donges veulent savoir ce qu'ils ont respiré / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
Les riverains de la raffinerie de Donges veulent savoir ce qu'ils ont respiré / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

Après l'incident du 21 avril dernier, les riverains de la raffinerie Total de Donges veulent savoir ce qu'ils ont respiré. Un nouvel incident le 30 avril ajoute à l'inquiétude des habitants. 

Par Olivier Quentin

Premier incident le 21 avril


Les habitants de Donges et des communes environnantes sentent une forte odeur de gaz. Odeur qui flottera sur le nord-ouest du département et incommodera jusque dans le Morbihan.

La préfecture de Loire-Atlantique explique alors que la nuisance provient d'un dysfonctionnement au sein de la raffinerie de Donges, un problème de soupape.

Information confirmée par le groupe pétrolier. Dans un communiqué, Total explique que "la raffinerie a constaté un échappement de gaz sur une de ses unités lié à un dysfonctionnement d'une soupape. Les équipes d'intervention internes sont immédiatement intervenues. A 9h25, la soupape a été isolée et la situation est revenue à la normale. Cet échappement est susceptible de générer des odeurs. Il n'y a pas de risque pour la population." 

Une enquête est menée quelques jours plus tard par la DREAL, Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement.

Deuxième incident le 30 avril


Sollicitée, la Préfecture de Loire-Atlantique explique qu'une unité de production a dû être arrêtée à 1h30 du matin suite à un dysfonctionnement sur un système de mesure. Lors de son redémarrage, une autre dysfonctionnement est constaté dans une colonne de distillation. Des gaz légers sont alors redirigés vers une torchère pour les éliminer par brûlage.
Photo des torchères de la raffinerie prise le matin du 1er mai par l'association de riverains / © Photo association ADZRP
Photo des torchères de la raffinerie prise le matin du 1er mai par l'association de riverains / © Photo association ADZRP

Selon la préfecture ces deux incidents ne sont pas liés. Quant à l'enquête concernant l'incident du 21 avril, elle est toujours en cours et aucune communication n'est possible pour le moment.

Les installations sont-elles réellement fiables ?


D'où l'inquiétude des riverains qui dans un communiqué s'étonnent de n'avoir aucune information sur la nature des gaz qu'ils on respiré pendant plusieurs heures le 21 avril.

" (les habitants) s’étonnent qu’un dysfonctionnement identifié à 4 heures du matin n’ait été résolu qu’à 9h 25, soit plus de 5 heures après son apparition ? Si ce délai peut se comprendre pour l’extinction d‘un feu, il est tout à fait disproportionné pour résoudre une fuite sur une unité de production. Ces demandes (d'information) sont d’autant plus justifiées qu’un nouveau dysfonctionnement vient d’être signalé ce lundi 30 avril par l’industriel. Les installations sont-elles réellement fiables et sécurisées ?" s'interroge l'Association Dongeoise des Zones à Risque.

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De son côté la société Total explique qu'elle investit des millions d'euros pour limiter les nuisances. Un effort de transparence a été fait selon elle pour informer les populations notamment via son site ou tous les incidents sont affichés. Il y en aurait eu cinq pour le seul mois d'avril 2018.

Enfin l'association Air Pays de la Loire qui mesure les pollutions atmosphériques ne semble s'inquiéter des rejets, mais confirme par ses "nez" bénévoles la mauvaise odeur du 21 avril.

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