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Fermeture des centrales à charbon : quel avenir pour Cordemais ?

La centrale de Cordemais, décembre 2017 Christophe François - France 3 Pays de la Loire / © Christophe François - France 3 Pays de la Loire
La centrale de Cordemais, décembre 2017 Christophe François - France 3 Pays de la Loire / © Christophe François - France 3 Pays de la Loire

"Après l'hiver 2020, des marges de sécurité devraient réapparaître" et permettre la fermeture progressive des quatre centrales à charbon annonce RTE dans ses perspectives sur la sécurité d'approvisionnement 2018-2023. 

Par FB avec AFP

Ce jeudi matin, RTE a présenté ses perspectives sur la sécurité d'approvisionnement 2018-2023, affirmant qu'"après l'hiver 2020, des marges de sécurité devraient réapparaître" et permettre la fermeture progressive des quatre centrales à charbon ainsi que de la centrale nucléaire de Fessenheim dans le Haut-Rhin.

RTE pose toutefois une série de conditions, notamment développer fortement les énergies renouvelables, mettre en service trois interconnexions (une avec l'Italie, deux avec la Grande-Bretagne) et mettre en service l'EPR de Flamanville dans la Manche et la centrale au gaz de Landivisiau dans le Finistère dans les délais.

"L'EPR va, parait-il, permettre de tout sauver en France. on est assez sceptique sur ça" estime Gwenael Plagne, délégué syndical CGT de la centrale de Cordemais, "il semble que RTE veuille permettre au gouvernement de dérouler son schéma quelques soient les liaisons avec la réalité, car on sait que dans le domaine de l'énergie tout prend du retard".

On se pose vraiment la question de l'indépendance de RTE, on les sent manipulés par le gouvernement -  Gwenaël Plagne

 

Quel avenir pour Cordemais ?


Emmanuel Macron avait promis durant la campagne présidentielle de fermer les centrales à charbon, très polluantes, durant son mandat. Un objectif confirmé, depuis, à plusieurs reprises par le gouvernement.

Le site EDF de Cordemais, en Loire-Atlantique, abrite l'une des quatre centrales à charbon encore en activité en France avec celles du Havre en Seine-Maritime, de Gardanne dans les Bouches-du-Rhône et de Saint-Avold en Moselle.

Située entre Nantes et Saint-Nazaire, Cordemais est le principal fournisseur d'électricité des régions Pays de la Loire et Bretagne.  

"Notre grosse inquiétude c'est de savoir dans quel état va se retrouver l'alimentation des citoyens bretons" poursuit Gwenaël Plagne, estimant que le site de Landivisiau ne sera pas prêt à l'horizon 2022, date fixée par Emmanuel Macron pour l'arrêt des quatre centrales à charbon françaises.

"On a demandé le moratoire à 2022 pour nous permettre de continuer un petit peu au charbon et de continuer à développer notre projet industriel Eco combust qui permettrait, d'ici 2022, de passer à 20% de charbon et 80% de biomasse." explique le syndicaliste. 

Eco combust permettrait de "diminuer de 25 fois nos émissions de CO² dès 2022, il nous faudrait encore quelques années supplémentaires pour arriver à 100% de biomasse."

Le 2 mai 2017, l'une des deux tranches fioul de la centrale a été mise à l'arrêt par EDF. La deuxième tranche fioul de la centrale de Cordemais a été fermée au printemps dernier.

Avec le projet Eco combust, la quasi-totalité des 400 emplois, statutaires, CDD et intérimaires de la centrale de Cordemais, ainsi que 400 autres emplois liés à l'activité du site pourraient être maintenus.

François de Rugy, le ministre de la Transition Ecologique, était annoncé pour une visite sur site ce vendredi 16 novembre. Mais celle-ci a été reportée. Alors qu'il était président de l'Assemblée Nationale, avait soutenu les salariés et la direction du site dans leur recherche de solutions alternatives au charbon.









 

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