Loire-Atlantique : la députée LREM Anne-France Brunet accusée de harcèlement porte plainte à son tour pour dénonciation calomnieuse

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Écrit par Vincent Calcagni avec Agence France Presse

Elue dans la 3ème circonscription Nantes-Saint Herblain la députée de Loire-Atlantique était visée depuis début mai par une plainte pour harcèlement déposée à son encontre par une ancienne assistante parlementaire. Elle annonce ce lundi 16 mai 2022 avoir porté plainte à son tour contre cette ancienne assistante parlementaire pour "dénonciation calomnieuse"

"Apparemment je serais visée par une plainte pour harcèlement et violence qui aurait été envoyée au procureur de la République de Nantes le mardi 3 mai 2022 par Mme Camille Jaffrelo, qui a effectué en 2018 un CDD de 5 mois au sein de mon équipe", a expliqué à l'AFP Madame Brunet, en campagne pour sa réélection dans la 3ème circonscription de Loire-Atlantique.

Dans un communiqué, Madame Brunet dénonce des déclarations "largement médiatisées" mais qui ne sont, selon elle, "pas crédibles", alors qu'elle-même "n'a aucune nouvelle officielle de cette plainte".                

"Pour cette raison, j'ai moi-même porté plainte en dénonciation calomnieuse contre Mme Camille Jaffrelo", a annoncé la députée sortante, afin que "l'enquête et les témoignages établissent la vérité". Selon elle, les accusations de son ancienne assistante comportent des "incohérences flagrantes" et visent surtout à saborder sa candidature.

Des "humiliations en public"

Selon l'avocat de Camille Jaffrelo, cité par l'AFP, la plainte de sa cliente concerne des  des faits datant de février à juillet 2018.

La députée avait embauché en cdd Camille Jaffrelo, alors âgée de 22 ans, en parallèle de ses études en école de commerce.                

Dans sa plainte en date du 3 mai toujours selon l'AFP la jeune femme décrit des coups de téléphone "incessants parfois à des horaires très tardifs" sur son téléphone personnel, des jours de travail non payés, des "humiliations en public".

Lorsqu'elle est placée en arrêt maladie pour "stress au travail" en juillet 2018, elle affirme être la "quatrième collaboratrice en arrêt maladie pour surmenage en un an".