Venant de partout dans le monde où la liberté est bafouée et où sévit la guerre, de jeunes migrants arrivent à Nantes, comme dans d'autres grandes villes de France. La plupart sont scolarisés pour apprendre la langue et mieux s'intégrer. Le problème reste l'hébergement.
En Loire-Atlantique 415 mineurs isolés sont pris en charge. Et selon les associations qui les accompagnent 95% de ces jeunes obtiennent un diplôme,
Mais ils sont nombreux, ados, encore exclus du dispositif, qui souhaitent, eux aussi, à aller à l'école.
A Nantes, ils demandent un logement décent afin de n'avoir plus à squatter des locaux insalubres. Aidés par des mouvements de gauche, avant l'arrivée du grand froid, ils se sont installés dans l'ancienne école des beaux arts. Là, ils ont besoin de matelas, de couvertures, d'ustensiles de cuisine. C'est via les réseaux sociaux que la solidarité s'organise.
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Dans les pays occidentaux les autorités sont dépassées par l'arrivée de ces jeunes migrants mineurs, qui pour suivre ont quitté leurs familles et leurs attaches. Livrés à eux mêmes, quand ce n'est pas à des passeurs qui exploitent leur misère, ils doivent faire face aux trafiquants de drogue et aux pédophiles en recherche de jeunes vulnérables. Ces prédateurs trouvent les adolescents autour des centres d'accueil mais aussi dans les gares où ils dorment à leur arrivée.
L'urgence d'un encadrement sécurisant.
Un rapport de la Mission mineurs non accompagnés montre que, en France, la majeure partie des mineurs entrés dans le dispositif de protection de l’enfance en 2016 a entre 15 et 18 ans. Près de 95 % sont des garçons, Plus de 70 % d’entre eux viennent d’Afrique, principalement d’Afrique de l’Ouest (44 %).
En juin 2017, le nombre de mineurs isolés pris en charge par les services français s’élevait à 18 000. Des chiffres sous évalués car tous les jeunes migrants ne sont pas officiellement pris en charge. A la fin de cette année, le nombre de nouveaux mineurs non accompagnés pourrait augmenter de 50 % en un an.