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Nantes : pour le président de l'Université, “l'occupation n'était plus possible”

© Denis Leroy
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La présidence de l'université a réagi dans un communiqué à l'expulsion, par les forces de l'ordre, de plusieurs dizaines de migrants du château du Tertre et du bâtiment Censive.

Par AFP

Deux bâtiments de l'université de Nantes, occupés depuis fin novembre par des jeunes migrants et des militants associatifs, ont été évacués mercredi matin "sans incident" selon la préfecture de Loire-Atlantique.

Une centaine de migrants et de militants présents ont été expulsés au total, selon la préfecture. Les autorités ont dénombré 62 migrants, dont une femme, sur le site universitaire de la Censive, qui abrite la faculté de Lettres, et 51 personnes, principalement des hommes migrants, au Château du Tertre, propriété de l'université. Les opérations d'évacuation, qui ont débuté à 07 h 30, se sont déroulées "sans incident", selon la préfecture de Loire-Atlantique. "Locaux universitaires illégalement occupés à Nantes: une évacuation tôt ce matin dans le calme en application d'une décision de justice", a tweeté de son côté la Direction départementale de la sécurité publique.


Saisi par le président de l'université, le tribunal administratif de Nantes, avait autorisé le 5 décembre l'évacuation des deux sites universitaires, "réquisitionnés" par un collectif d'étudiants et de militants associatifs pour alerter sur la situation des mineurs isolés étrangers.

Ces bâtiments avaient été investis les 22 et 25 novembre après l'évacuation, le 19 novembre, de l'ancienne école des Beaux-arts de Nantes, un bâtiment inoccupé appartenant à la ville de Nantes.

"Nos bâtiments et nos campus n'ont pas vocation à devenir des centres d'accueil d'urgence. L'occupation de locaux de l'université ne pouvait donc pas être une solution pérenne mais nous étions prêts à laisser un peu de temps à l'ensemble des acteurs pour envisager un relogement dans des lieux adaptés", a expliqué dans un communiqué le président de l'université, Olivier Laboux.

"Notre seule condition était de pouvoir garantir en tout temps la sécurité de tous nos personnels, étudiants, ainsi que celle des migrants présents dans nos locaux. Cette condition n'ayant pas été entendue par certains occupants, nous avons clairement signifié au collectif que l'occupation n'était plus possible et que l'application de l'ordonnance était demandée", a justifié M. Laboux.

Le mouvement Ensemble!44 a dénoncé dans un communiqué une nouvelle expulsion "inadmissible" sans solution de relogement: "Les pouvoirs publics, préfecture, département et mairie de Nantes se doivent de trouver une solution immédiate à cette situation dramatique".

Une intersyndicale avait redit mardi dans une lettre ouverte à la préfète de Loire-Atlantique "son opposition à toute intervention policière au sein de l'université" et "son opposition à toute expulsion sans que soient prévues des solutions de relogement digne de ce nom". "Nous exigeons enfin l'organisation urgente de la table ronde que nous demandons depuis des années, avec les différents acteurs concernés, afin que plus personne ne dorme ni ne vive dans la rue ou dans des conditions indignes", écrivait cette intersyndicale CFDT-CGT-FSU-Sud-Solidaires-Unef-UNSA.

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