Nantes : polémique sur la sécurité dans l'hyper-centre, Johanna Rolland se fâche !

Des banderoles sont apparues dans le centre de Nantes à l'initiative d'un groupe de nantais rassemblés sous la bannière "Sécurité Nocturne Nantes", ces personnes reprochent l'inaction municipale en matière de tranquillité publique. La maire, Johanna Rolland leur répond vertement !

Le centre de Nantes, la nuit source de tensions et d'insécurité
Le centre de Nantes, la nuit source de tensions et d'insécurité © Franck Dubray / MAXPPP

Des banderoles sont apparues à travers le centre-ville de Nantes ce mercredi 10 février. Fabriquées à la va vite, mais toutes percutantes et sur le même thème, celui de l'insécurité qui règne dans l'hyper-centre le soir venu. Jusqu'à présent "S2N" c'était manifesté sous l'apparence d'un groupe de commerçants et citoyens nantais voulant attirer l'attention du public et des élus sur cette nouvelle réalité nocturne.

Ce mercredi matin, ils sont passés à la vitesse supérieure en désignant publiquement l'adjoint à la sécurité Pascal Bolo. "Adjoint à la sécurité poste à pouvoir !" pouvait-on lire sur une banderole, et surtout "Pascal Bolo, vous rigolez de l'insécurité sur les réseaux sociaux, les Nantais vous voient ! Ça suffit ! S2N" était inscrit sur une autre.

S2N pour "Sécurité Nocturne Nantes" attaque frontalement l'adjoint à la Sécurité en déroulant des banderoles dans le centre de Nantes
S2N pour "Sécurité Nocturne Nantes" attaque frontalement l'adjoint à la Sécurité en déroulant des banderoles dans le centre de Nantes © S2N

De quoi faire sortir la maire, Johanna Rolland, de sa réserve habituelle. Elle avait fait de cette problématique un de ses axes de campagne électorale. 

"Face aux attaques visant expressément la mairie, et son adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique, je dénonce avec la plus grande fermeté ce type d’instrumentalisation et d'initiatives et réaffirme mon soutien total, et toute ma confiance, à mon adjoint Pascal Bolo et à l'ensemble des équipes du service public mobilisées sur ces questions. À l'invective, et aux mises en scènes polémiques, je préfère le travail en commun et les échanges constructifs, pour avancer." dit la maire de Nantes.

 

Obtenir des résultats tangibles

On le voit, Johanna Rolland est en colère ! Les membres de l'association S2N ont été reçus par Pascal Bolo il y a quelques mois, et ils ont été conviés au Conseil de la nuit du 12 janvier dernier. Informés et donc considérés comme partenaires.

Car le sujet de l'insécurité lui tient particulièrement à cœur. 70 policiers municipaux sont en cours de recrutement et elle travaille d'arrache-pied sur cette question avec le ministre de l'Intérieur pour obtenir que l'État fasse un effort équivalent.

"La sécurité des Nantaises et des Nantais est une priorité. La Ville a annoncé des mesures supplémentaires qui rentrent progressivement en œuvre. Elle travaille avec l’État à un nouveau contrat nantais de sécurité, pour lequel nous demandons un engagement plus fort de l’État et en particulier des effectifs de police nationale supplémentaires".

Et Johanna Rolland de conclure : "Être à la hauteur des attentes des Nantais-es, trouver des solutions concrètes et obtenir des résultats tangibles : voilà notre seule boussole sur le sujet".

Oui mais voilà, la "boussole" n'avance pas assez vite pour S2N, et assurément les élections départementales et régionales de juin vont attiser quelques polémiques supplémentaires.

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