Nantes : sécurité en ville, du mieux selon Pascal Bolo

2020 année où l'insécurité aura reculé à Nantes ? Une réalité si on s'en tient au chiffres des "fusillades", ces échanges de coups de feu entre bandes rivales dans les quartiers, des bons résultats obtenus grâce à l'action de la police municipale selon Pascal Bolo (PS) adjoint à la sécurité.

La police nationale en patrouille dans le centre de Nantes
La police nationale en patrouille dans le centre de Nantes © France Télévisions

Pascal Bolo, l'adjoint PS à la sécurité de la maire de Nantes est affirmatif, l'insécurité à baissé en 2020 en ville. De 45% si on s'en tient au chiffres du nombre des "fusillades", des coups de feu échangés d'une manière sporadique entre bandes rivales sur fond de trafic de stupéfiants dans les quartiers "sensibles".

35 fusillades en 2020 selon les chiffres communiqués par le Procureur de la République contre 64 en 2019, soit une baisse de 45%. Pascal Bolo voit dans cette amélioration de la sécurité en ville le résultat de l'action des la police municipale en partenariat avec la police judiciaire.

"Quand la police municipale patrouille en ville, ou patrouille dans un quartier, elle rassure, elle dissuade, et en même temps cela libère du temps pour les policiers nationaux. Quand le centre de supervision urbain, nos caméras de vidéo protection filment des actions délictueuses ou permettent à la police de retrouver le trajet d'un malfaiteur, là aussi c'est une aide puissante aux enquêtes policières".

 

Un "travail de fond"

Bien évidemment on ne manquera pas de faire valoir que la crise sanitaire, avec les deux confinements et le couvre feu au cours de l'année 2020, ont contribué à cette baisse spectaculaire. La délinquance s'est tout simplement adaptée selon les policiers.

"Les collègues sont sur le terrain, ils sont effectivement beaucoup plus dans les quartiers, mais le trafic de stupéfiants dans les quartiers existe toujours. Ce trafic n'a pas baissé. Sur le nombre des fusillades, peut-être qu'une répartition des territoires s'est faite et que les quartiers sont calmes. Il suffit d'une reprise de la guerre des territoires pour revoir des fusillades, car des armes, il y en a encore," indique Pascal Demé du syndicat SGP-Force Ouvrière.

Didier Martin, le préfet de Loire-Atlantique reconnait que "ce travail de fond gêne les délinquants, des réseaux, mais qu'ils cherchent à faire diversion en s'attaquant aux policiers par des mortiers de feux d'artifice, ce qui est particulièrement choquant".

Par ailleurs, la vente et l'utilisation de ces mortiers de feux d'artifice sont interdits sur l'ensemble de la métropole de Nantes jusqu'au début de janvier 2021.

 

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