Parc éolien de Saint-Nazaire : la première turbine inaugurée

General Electric a présenté mardi 15 septembre une nacelle d’éolienne de mer. La première d'une série de 80 qui s'installeront sur le littoral de Loire-Atlantique.

Le parc éolien de Saint-Nazaire devrait voir le jour en mars 2022
Le parc éolien de Saint-Nazaire devrait voir le jour en mars 2022
Le projet d’implantation du premier parc éolien en mer de France a franchi un cap symbolique : sur la terre, à Saint-Nazaire. 

Mardi 14 septembre, l’entreprise General Electric inaugurait sa première turbine. Le monstre de fer (quoique nous devrions dire "monstre de composites thermodurcissables") pèse près de 500 tonnes. Il ne lui manque plus que les pales et le mat. D’ici 2022, l’entreprise en aura fabriqué 80 qui s'installeront en mer.

C’est un défi de taille, puisque l'éolienne maritime est beaucoup plus lourde et plus puissante que sa jumelle terrestre. Avec un vent marin plus régulier et plus fort, elle doit se doter d'une technologie évidemment adaptée à son environnement.

"Il faut donc optimiser et limiter au maximum le nombre d'interventions de maintenance", explique Alexandre Leplé, responsable de l’Industrialisation à General Electric. 
La première nacelle à sortir d'usine sur les 80 qui composent le futur parc éolien.
La première nacelle à sortir d'usine sur les 80 qui composent le futur parc éolien.
Le secret de cette nacelle : l’absence de boite de vitesses. "On est finalement sur un gros alternateur qui va faire 8 mètres de diamètre. Ainsi, nous supprimons la boîte de vitesses et tous les entretiens réguliers nécessaires."


Une source d’emplois pour le département

Après plus de 10 ans de tergiversations administratives et de recours d'associations de pêcheurs opposés au parc, c’est finalement soulagés que les élus et les porteurs de projet se présentent en ce mois de septembre. 

Si la filière des énergies renouvelables enregistre une croissance annuelle de 18% en Europe, la France a toujours accusé un retard dans le développement de ce type d’énergie. Le parc de Saint-Nazaire devrait fournir 20 % des besoins en électricité de Loire-Atlantique. Il y a aussi quelques emplois locaux à la clé. Actuellement, 350 personnes travaillent à Saint-Nazaire, mais d’ici les prochaines années, l’entreprise compte bien embaucher d’avantage.

Nous allons recruter une centaine supplémentaire pour passer à 450 personnes quand la production sera à pleine puissance et nous aurons au total en France, à fin 2021, 1 400 personnes qui travailleront chez General Electric dans la filière de l'éolien en mer, avance Jérôme Pécresse, président et Directeur Général de General Electric Renewable Energy. 

Leur mission : "produire des nacelles ici à Saint-Nazaire, produire des pales à Cherbourg et travailler dans nos bureaux d'études et dans nos fonctions de support".
 

Obsolètes avant l’heure ? 

Lancé en 2012, le projet de parc éolien de Saint-Nazaire prévoit l'implantation de 80 éoliennes en mer entre 12 et 20 kilomètres du littoral au large du Pouliguen. Pour chacune, la capacité est de 6 megawatts, soit une puissance totale de 480 megawatts.
 Ces éoliennes ont une capacité de 6 megawatts, soit une puissance totale de 480 megawatts.
Ces éoliennes ont une capacité de 6 megawatts, soit une puissance totale de 480 megawatts.
Mais selon Vincent Groizeleau, redacteur en chef de la revue en ligne Mer et Maritime, il existe pourtant des éoliennes de 12 à 14 mégawatts, y compris chez General Electric.

"Ces machines de 6 mégawatts seront les premières et les dernières construites en France" regrette-t-il. "Après cette production, on va s'arrêter au profit des machines de nouvelle génération qui, elles, sont plus puissantes."
► Le reportage de notre rédaction
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