Centrale de Chinon : 24 communes du Maine-et-Loire concernées par la distribution de pilules d'iode stable

La centrale nucléaire de Chinon en Indre-et-Loire / © MaxPPP
La centrale nucléaire de Chinon en Indre-et-Loire / © MaxPPP

Un nouveau périmètre a été déterminé dans le cadre du PPI, plan de prévention des risques. Désormais 24 communes du Maine-et-Loire sont concernées par le distribution de comprimés d'iode stable, toutes sont situées dans un rayon de  0 à 20 kms autour de la centrale de Chinon.

Par Fabienne Béranger

La centrale de Chinon est, certes, située en Indre-et-Loire mais sa proximité géographique avec le Maine-et-Loire n'est pas sans conséquence sur le département.

Jusqu'ici, le plan de prévention des risques (PPI) englobait un rayon de 0 à 10 kilomètres autour de la centrale. Désormais, il est étendu à 20 kms. 

En complément de la campagne de distribution de 2016, des comprimés d'iode stable vont ainsi être distribués aux personnes et établissements accueillant du public, concernés par le nouveau périmètre. Chacun recevra "dans les prochains jours un courrier des pouvoirs publics leur permettant de retirer gratuitement leur(s) boite(s) de comprimés d’iode stable dans l’une des 23 pharmacies participant à l’opération", précise la préfecture du Maine-et-Loire.

24 communes du maine-et-Loire sont ainsi concernées, cela représente 57 061 personnes : Arthannes-sur-Thouet, Bellevigne, Distré, Épieds, Fontevraud-l’Abbaye, Montsoreau, Parnay, Saint-Just-sur-Dive, Saumur, Souzay-Champigny, Turquant, Varrains, Allonnes, Brain-sur-Allonnes, Courléon, La Breille-les-Pins, Neuillé, Varennes-sur-Loire, Vernantes, Vernoil-le-Fourrier, Villebernier, Vivy, Blou, Parçay-les-Pins.

"Au-delà de la distribution préventive d’iode stable, cette campagne a pour objectif de sensibiliser les riverains aux risques potentiels liés à une installation nucléaire et aux moyens de s’en protéger", explique la préfecture.
Six réflexes à avoir en cas d'alerte nucléaire / © DR
Six réflexes à avoir en cas d'alerte nucléaire / © DR
 

Pourquoi des comprimés d'iode stable

"En cas d’accident nucléaire, le rejet d’iode radioactif dans l’atmosphère pourrait constituer un risque sanitaire pour les personnes. Respiré ou avalé, l’iode radioactif se fixe sur la glande thyroïde, organe essentiel à la régulation hormonale. Cette glande est particulièrement sensible chez les jeunes et les femmes enceintes (fœtus)", explique la préfecture du Maine-et-Loire, "la prise de comprimés d’iode stable permet de saturer la glande thyroïde qui, ainsi, ne peut plus capter ou fixer l’iode radioactif. Prendre ses comprimés d’iode stable sur instruction du préfet fait partie des actions de protection des personnes en cas d’accident avec l’évacuation, la mise à l’abri, etc.

"Si un événement nucléaire se produisait et qu’il était susceptible d’avoir des conséquences à l’extérieur du site, le préfet prendrait la direction des opérations et s’appuierait sur ce plan, qui est une des dispositions spécifiques du plan ORSEC départemental", précise les services de l'Etat.

Le site Ditribution iode permet de s'informer avec sa Foire aux questions. Un numéro vert 0 800 96 00 20 est disponible du lundi au vendredi de 10h à 18h et le samedi de 10h à 12h.

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