Haïti : les religieux enlevés désormais tous libres dont sœur Agnès, membre d'une communauté d'Angers

Sept religieux catholiques, cinq Haïtiens et deux Français, avaient été enlevés le 11 avril dernier à Haïti. Tous sont désormais libres. Parmi eux, soeur Agnès de la communauté de la Providence à la Pommeraye, près d'Angers.

Dans une rue d'Haiti, 12 avril 2021
Dans une rue d'Haiti, 12 avril 2021 © Valerie Baeriswyl / AFP

Tous les religieux catholiques enlevés en Haïti début avril ont été libérés, a annoncé vendredi la Société des prêtres de Saint-Jacques à laquelle ils appartiennent.

"Nous avons retrouvé nos confrères, les religieuses et les membres de la famille du Père Jean Anel Joseph en bonne santé", a affirmé l'institut missionnaire dans un communiqué. Il n'est cependant pas indiqué si une rançon a été versée.

"Cette libération intervient après vingt longs jours, depuis que 10 de nos frères et sœurs ont été kidnappés par des bandits sur la route de Ganthier, dans un climat d’insécurité générale et délétère qui s’est intensifiée en Haïti ces derniers mois", précise le père Georgino Rameau, le secrétaire Général de la Société des Prêtres de Saint-Jacques.

Trois des sept religieux enlevés le 11 avril dernier, avaient déjà été libérés il y a une semaine dans le pays gangréné par l'insécurité et les enlèvements criminels. 

Parmi les religieux enlevés, Agnès Bordeau, membre de la communauté de la Providence à la Pommeraye.

Soeur Agnès, 80 ans, travaillait depuis deux ans en Haïti, après s'être investie ces dernières années sur des projets humanitaires en Amérique Centrale.   

"Nous sommes dans la joie, nous chantons des alleluias !". L'ambiance est à la bonne humeur ce vendredi après-midi dans la communauté de la Providence, à l'annonce de la libération de soeur Agnès. Au téléphone, soeur Jocelyne nous l'assure, "nous avons toujours été dans la confiance et l'espérance".

"Une attente parfois pénible, lancinante, 
reconnait-elle dans un soupir, une attente dans la foi, on s'est beaucoup posé de questions mais douter, non. On pensait vraiment qu'il allait y avoir une issue favorable. Tout le monde a été libéré, pour nous c'est très important".

Agnès Bordeau est originaire de Peuton, une petite commune située à quelques kilomètres de Craon et Château-Gontier, en Mayenne.

En décembre dernier, l'hebdomadaire Haut-Anjou soulignait l'investissement de la religieuse française auprès des plus démunis, à travers l'association Casa Honduras basée à Quelaines (Mayenne).   

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