Maine-et-Loire : incendies dans le Saumurois, un pompier volontaire arrêté

La procureure de Saumur annonce ce lundi 20 septembre la mise en examen d’un suspect dans l’enquête sur la série d’incendies déclenchés dans le massif forestier de Brain-sur-Allonnes et La Breille-les-Pins. Pompier volontaire, l’homme a avoué avoir allumé une vingtaine de feux.

Le suspect mis en examen pour des faits de destruction volontaire par incendie est un homme de 42 ans, pompier volontaire. Domicilié à Brain-sur-Alonnes, il a été interpellé vendredi 17 septembre par la brigade de recherche de Saumur.

Il a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et des détentions, à l’issue de son interrogatoire de première comparution.

"Au cours de sa garde à vue, il a reconnu avoir déclenché une vingtaine de feux, dont sept au cours des deux jours qui ont précédé son interpellation", précise Alexandra Verron, procureure de la République du tribunal de Saumur.

Il encourt une peine maximale de 10 ans d’emprisonnement.

De longues investigations

Un groupe d'enquête spécifique avait été créé en avril 2021 et des moyens très importants de surveillance déployés dans le massif forestier de Brain-sur-Allonnes et de La Breille-les-Pins, où 27 feux ont été déclenchés entre le 7 avril 2021 et le 17 septembre 2021.

Les investigations menées par la brigade de recherche de Saumur et les gendarmes de Longué-Jumelles ont permis d'identifier le suspect fin août 2021, "qui se trouvait fréquemment à proximité des feux, alors qu’il n’était pas en intervention."

"Le 8 septembre 2021, les gendarmes ont remarqué un véhicule, identique à celui de l’auteur présumé à proximité de l’incendie qui s’était déclenché à La Breille-Les-Pins", poursuit la procureure. 

"Des dispositifs techniques d’investigation ont permis de suivre les trajets de la personne soupçonnée à partir du 13 septembre et de mettre en évidence sa présence sur les lieux des feux déclenchés les 16 et 17 septembre 2021, à Saint-Nicolas-de-Bourgueuil et à la Breille-les-Pins"

Entre 20 et 30 gendarmes étaient engagés quotidiennement sur le terrain pour résoudre cette enquête. 

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