VIDÉO. Comment faire pousser des tomates grâce à la chaleur fatale

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durée de la vidéo : 01min 58
C'est un programme plutôt inédit, de transition écologique, en milieu rural. A Noyant-Villages, sur le site de l'Unité de Valorisation Energétique de la Salamandre, des serres chauffées de tomates ont été installées. Et l'énergie qu'elles consomment viennent directement de nos ordures ménagères. ©Reportage de Laura Striano, Cyril Dudon, Christophe Person

C'est un programme plutôt inédit de transition écologique, en milieu rural. A Noyant-Villages, sur le site de l'Unité de Valorisation Energétique de la Salamandre, des serres chauffées de tomates ont été installées. Et l'énergie qu'elles consomment viennent directement de nos ordures ménagères.

Sous les serres de l'Unité de Valorisation Energétique de la Salamandre, 120 000 pieds de tomates grandissent. Nous ne sommes pas en Bretagne, ni en Loire-Atlantique, mais bien en Anjou, à Noyant-Villages.

Cette culture des tomates, souvent considérée comme énergivore, ne fait pas l'unanimité.

Pourtant, ici, on a fait un pari : en installer quatre hectares et les chauffer de manière bien particulière, comme l'explique Yannick Lechat, co-associé des serres de la Salamandre.

"Nous avons des systèmes de rails, qui sont des tuyaux au sol qui permettent de faire circuler l'eau chaude dans le circuit comme un chauffage thermosiphon d'un radiateur maison".

L'énergie des déchets

Et pour bien comprendre, remontons les tuyaux jusqu'à nos ordures ménagères. Au sein de l'Unité de Valorisation Energétique, les déchets brûlés génèrent de l'énergie.

Mais qui dit production, dit pertes totales. C'est ce que l'on appelle la chaleur fatale, représentant 140 000 mgw/h évaporés.

On fait travailler cette vapeur une deuxième fois

Patrice Hennart

Directeur de Pôle recyclage et valorisation des déchets

Récupérer cette énergie était possible, mais il a fallu investir plus de 2 millions d'euros pour ce système bien spécifique. "On fait travailler cette vapeur une deuxième fois et on vient la condenser par ce que l'on appelle un hydro-condenseur , qui vient récupérer l'énergie. Et après, on transporte cette énergie vers un échangeur à plaques qui permet de restituer cette énergie qui a été récupérée", détaille Patrice Hennart, directeur du pôle recyclage et valorisation des déchets VEOLIA.

Durant les maintenances techniques, une chaufferie à gaz prendra le relais.

Sur le site, une station de distribution de Gaz Naturel pour Véhicules a donc vu le jour. Et le développement est loin de s'arrêter là... "Avec notre turbine qui produit 65 000 Mégawatts d'électricité par an, comme l'équivalent de la consommation de la ville de Saumur, nous allons faire un deuxième four en 2026, de 80 000 tonnes. Donc nous aurons une capacité de 200 000 tonnes et nous produirons plus d'électricité", se réjouit Jean-Luc Davy, président du Service de gestion des déchets.

De l'hydrogène, mais aussi du biogaz. D'ici deux ans, deux unités de méthanisation devraient sortir de terre sur le site de la Salamandre.

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