Maine et Loire : les agents des finances se mobilisent contre la fermeture des trésoreries en milieu rural

Manifestation des agents des finances publiques à Angers le 16 septembre 2019 / © France Télévisions
Manifestation des agents des finances publiques à Angers le 16 septembre 2019 / © France Télévisions

Ce lundi 16 septembre, les portes de nombreuses trésoreries sont restées closes en raison d’un mouvement de grève des agents inquiets de la fermeture annoncée d’une trentaine de trésoreries, majoritairement dans les zones rurales des Pays de la Loire. 

Par FE avec Eric Aubron

D'ici 2022, une trentaine de trésoreries devraient disparaître en Pays de la Loire, principalement en zone rurale, entraînant de fait des transferts d'activités et des suppressions de postes parmi les agents des finances publics.

Mobilisés, les syndicats ont appelés ce lundi 16 septembre à une seconde journée de mobilisation. Selon l'intersyndicale, cette restructuration va entraîner la suppression de 200 emplois sur 1600 actuels en Pays de la Loire, et près de 700 personnes devront changer de lieu de travail ou changer de métier.

En contrepartie de ces fermetures, le gouvernement prévoit de multiplier les "points de contacts" ouverts dans les futures "Maisons France Service" des cinq départements. 

Une cinquantaine d'agents des impôts se sont rassemblés ce lundi 16 septembre devant la direction départementale des finances publiques à Angers pour manifester leur opposition à cette réforme engagée par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.

En Maine-et-Loire, l'accueil du public ne sera plus assuré dans les trésoreries d'ici fin 2022. En remplacement, une trentaine de points de contact proposeront un accueil ponctuel, à la journée ou à la demi-journée. "Nous avons décidé de renforcer notre présence sur le territoire par de l’accueil de proximité", explique Michel Derrac, Directeur départemental des finances publiques du Maine-et-Loire.

"C’est un miroir aux alouettes de laisser penser aux usagers que ces maisons France Services rendront le même service qu’auparavant. Ce qui est prévu ce sont des permanences à minima, une demie-journée par semaine et on verra en fonction de la fréquentation si on les maintient ou pas", dénonce pour sa part Dalila El Mezdari, déléguée Solidaires Finances publiques

De nombreux élus locaux s'inquiètent de cette restructuration. C'est le cas de Philippe Chalopin, Maire de Baugé-en-Anjou, dont le centre des impôts ne recevra plus de public. "Le redécoupage de cette carte ne va pas dans le sens du renforcement des services de proximité", souligne-t-il. "Tout le monde ne sait pas utiliser internet et l’ordinateur", ajoute-t-il.

Le reportage de la rédaction
 


 

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