Un lundi mitigé avec le retour des averses et chute du thermomètre à l’ouest. Petites brises marines.
Les minimales toujours au-dessus des normales saisonnières s’étagent de 12 à 18 degrés d’ouest en est. Ciel variable toujours l’après-midi, d’alternance d’éclaircies passagères et de nuages porteurs de faibles ondées.
Les maximales en baisse par rapport à dimanche peinent à atteindre les moyennes saisonnières en Bretagne 17 à 24°, mais 25 à 30° de Nantes au Mans.
En mer, vent de secteur nord dominant 2 à 4 Beaufort. Mer belle à peu agitée en Manche, peu agitée à agitée et dominée ailleurs par la houle d’ouest à sud-ouest de 0.5 à 1.5 m. Visibilité réduite sous précipitations.
Mardi ça commence
Mardi, les nuages dominent en donnant de rares ondées en début de journée et des petites averses éparses l’après-midi en Bretagne. Le soleil gagne ensuite du terrain dans une ambiance chaude sur la moitié est. Les minimales seront comprises entre 12 et 20 degrés. Et mercredi, contraste bien marqué l’après-midi : 37° degrés au sud de la Vendée.
Et si vous devez voyager en Europe durant cette période, voici ce qu'il vous attend.
? Fortes #chaleurs attendues cette semaine. Voici les cartes des #températures prévues jour par jour. #canicule pic.twitter.com/ywj7NbSNbA
— Météo-France (@meteofrance) 23 juin 2019
La canicule devrait durer près d'une semaine
Jusqu'à 40°C en journée, 25°C la nuit, l'Hexagone va connaître la semaine prochaine une canicule exceptionnelle par sa précocité et son intensité. Et c'est sans précédent pour un mois de juin. Dès ce dimanche, le thermomètre a déjà grimpé à 30°C. Mercredi et jeudi, jours estimés les plus chauds, seule la façade maritime allant du Pas-de-Calais à la Loire-Atlantique et la Corse devrait rester en dessous de 35°.
Et il ne faudra pas compter sur la nuit pour trouver un peu de fraîcheur. Car le mercure ne descendra pas en dessous de 20°.
Les villes souffrent beaucoup plus
Les grandes agglomérations souffriront particulièrement: ces "îlots de chaleur" urbains, marqués par les sols artificiels, peu d'arbres et des activités humaines importantes, sont toujours touchés par des températures plus importantes que les campagnes. Rédios et télévisions diffuseront dès lundi des messages de prévention, et la plateforme d'information "Canicule info service" sera accessible au 0800 06 66 66 (numéro vert) pour des recommandations sur les conduites à tenir.
Indéniable réchauffement climatique
Les temps changent, on ne peut le nier. En 2016 et 2017, des pics de chaleur ont été relevés en juin ou fin août et septembre, alors qu'ils étaient auparavant "réservés à la période de juillet à mi-août". En France, la hausse des températures moyennes est de 1,4°C depuis 1900. L'Accord de Paris de 2015 sur le climat prévoit de limiter l'élévation de la température moyenne de la planète bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, voire à 1,5°C, pour en limiter les conséquences (canicule, sécheresse, ouragans, hausse des océans...). Pour l'instant, les Etats n'en prennent pas la voie...
Scénarios catastrophe de Météo-France
Selon les scénarios de Météo-France, "le réchauffement pourrait atteindre 2°C à l'horizon 2071-2100" dans le pays, voire 4°C dans le cas le plus pessimiste. Les vagues de chaleur pourraient devenir deux à trois fois plus nombreuses d'ici le milieu du siècle.
Un peu d'Histoire ...
Qui se souvient de 1976 ?
De fin juin à la mi-juillet 1976, tous les records de chaleur sont battus. Il faut remonter jusqu'en 1921 pour trouver de semblables conditions météorologiques.
En termes d'impact sanitaire, une vingtaine de départements voient leur mortalité s'élever de près de 10%, selon Météo-France. L'absence prolongée de pluie est désastreuse pour l'agriculture. L'indemnisation des victimes de la sécheresse est financée en partie par une majoration exceptionnelle de l'impôt sur le revenu, baptisée "l'impôt-sécheresse".
En 1983 on parle de chaleur intense.
Une vague de chaleur intense s'abat sur la France entre le 9 et le 31 juillet 1983. Des pics sont enregistrés le 11 juillet à Nantes,
Cognac (36°) et Carcassonne (35°). À Paris, il fait 33°. La surmortalité sur l'ensemble de la France s'élève à 4.700 cas pour juin et juillet dont 300 décès dans la seule région de Marseille, imputables directement ou indirectement à la chaleur.
En 2003 ce sera l'été meurtier.
Sur l'ensemble de l'été, le nombre des morts causés par la chaleur atteint 19.490 en France, selon une étude bilan publiée en 2007 par l'Inserm. L'été 2003 est le plus chaud jamais observé depuis le début de la mise en place d'un réseau d'observation en France. Cette année-là, au Mans, 40,5 °C sont atteints le 6 août (le précédent record à 40,4 °C remontait à 1947). À Fontenay-le-Comte, le 9 août, en Vendée : 41,9 °C.
La chaleur met en évidence des dysfonctionnements des services de santé et l'isolement des personnes âgées, principales victimes de la canicule. Le Dr Patrick Pelloux, urgentiste, dénonce le 11 aout la mauvaise gestion de cette canicule par les pouvoirs publics. Mais le gouvernement est en vacances...
Le 18 aout, le directeur général de la Santé Lucien Abenhaïm, dont les services sont mis cause par le ministre Jean-François Mattei, démissionne. Car le dysfonctionnement est bien avéré.
En 2006, 2015, 2018 des épisodes de canicules entraînent une surmortalité importante, par rapport à un été normal. Mais il faut croire que l'on commence à s'habituer à cette situation.
Cette fois, l'épisode va donc être exceptionnel et tout devrait être mis en oeuvre pour éviter le pire. C'est de cette année que date le Plan canicule. Un plan décliné dans chaque département et chaque ville.
Dicton du jour
A la Saint-Jean, les feux sont grands