Une motarde meurt en percutant un tracteur sur une route de la Sarthe : l'agriculteur reconnu coupable d’homicide involontaire

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Écrit par Yann Ledos
Chloé Lerebourg est décédé en mars 2020 après que sa moto ait percuté un tracteur à Saint-Biez-en-Belin.
Chloé Lerebourg est décédé en mars 2020 après que sa moto ait percuté un tracteur à Saint-Biez-en-Belin. © D.R. / Florian Lerebourg

Le tribunal correctionnel du Mans a rendu son délibéré ce lundi 10 janvier : l'agriculteur à l'origine d'un accident de la route mortel a été reconnu coupable d'homicide involontaire. Son véhicule avait percuté une motarde le 31 mars 2020 à Saint-Biez-en-Belin.

C'est un soulagement pour la famille de Chloé Lerebourg : le conducteur du tracteur, qui a percuté frontalement la moto de la jeune fille le 31 mars 2020 à Saint-Biez-en-Belin, vient d'être reconnu coupable d'homicide involontaire.

L'agriculteur de 40 ans avait pourtant déjà été condamné en novembre 2020 pour conduite en état d'ivresse en récidive. Il avait alors été condamné à cinq mois de suspension de permis et quatre mois de prison avec sursis. Il avait été contrôlé le jour des faits avec 2,23 grammes d'alcool par litre de sang (au lieu de 0,5 g/l).

Une peine jugée insuffisante pour le père, la mère et le frère de Chloé Lerebourg, la famille de cette jeune infirmière de 28 ans a adressé de nombreux courriers aux magistrats et aux élus, jusqu'à Emmanuel Macron, pour exiger la requalification des faits en homicide involontaire.

Le 29 novembre dernier, la famille Lerebourg a obtenu gain de cause et un nouveau procès s'est tenu au tribunal correctionnel du Mans.

Pour ces proches, l'agriculteur avait coupé la voie de la jeune motarde : aucune trace de freinage n'a été repérée sur les lieux du drame et le prévenu était le seul témoin de l'accident. Il avait même déplacé son tracteur après le choc, avant de le replacer sur la route pour les constatations des gendarmes...

Autant d'éléments qui ont conduit le tribunal à déclarer le prévenu coupable "d'une manœuvre visant à couper une voie de circulation sans précaution suffisante".

Dans son délibéré, rendu ce lundi 10 janvier, le tribunal condamne donc le conducteur à douze mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans avec obligation de se soigner.

Une peine qui s'accompagne de sanctions financières : 20 000 euros pour chacun des deux parents de la victime et 8 000 euros pour son frère au titre du préjudice moral.

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