Sarthe : Battle de soupes intervillages

La soupe, rien de tel pour renforcer les liens entre les villages! / © Jean Blaise Hall-AltoPress/Maxppp
La soupe, rien de tel pour renforcer les liens entre les villages! / © Jean Blaise Hall-AltoPress/Maxppp

Initiée par un collectif d’habitants d’Asnières-sur-Vègre, associé à des maraîchers locaux, une Soup Battle va voir se confronter les recettes de 12 villages à partir du 21 janvier. Une grande finale aura lieu en Avril.

Par Sandrine Gadet

On a beau aimer les légumes, il n’est pas toujours simple de savoir comment les cuisiner…et les faire apprécier à sa petite famille. Surtout l’hiver. À Asnières-sur-Vègre, depuis plusieurs mois déjà les maraîchers locaux qui animent le marché nocturne du lundi dispensent des recettes avec leurs paniers…pas mal !
Mais des habitants ont souhaité aller plus loin…
Pourquoi ne pas imaginer confronter les savoir-faire et mettre en commun les idées de recettes ? L’idée de la Battle était née !


►Les organisateurs ont élaboré une charte du parfait soupier
Le dimanche 21 janvier, les habitants seront donc invités à déguster (une louche par personne ! ) 5 soupes, une par village, élaborées à base de légumes produits localement. Belote et rebelote en février, en mars et en avril.  En tout, 12 villages vont participer à cette chaleureuse compétition potagère.
Au-delà de l’événement populaire et festif, « nous faisons ça pour promouvoir les maraichers bios locaux, et les circuits courts mais il y a l’envie aussi de resserrer les liens avec les villages alentours ». explique Isabelle Macé, l’une des initiatrices du projet.
Les maraîchers du "jardin de Plantagruel" dans les Starting blocks en vue de la première Soup Battle du canton! / © cc B.Bouxom
Les maraîchers du "jardin de Plantagruel" dans les Starting blocks en vue de la première Soup Battle du canton! / © cc B.Bouxom


La Soup Battle, une vitrine du dynamisme local​


Trois associations sont à l’origine de cette manifestation. Les maraîchers bios du «Jardin de Plantagruel», Le café associatif du Vieux-Pont et enfin les membres de Village Factory.
Isabelle Macé, consultante en informatique, est co-fondatrice de cette dernière association. Il y a trois ans, avec trois autres habitantes d'Asnières-sur-Vègre, elle a imaginé un espace de co-working, mais pas seulement, dans les locaux de l’ancienne école.
Un lieu à mi chemin entre un Centre-socio culturel et un open-space ! 

60 adhérents viennent régulièrement dans ce "tiers-lieu numérique" s’initier à l’informatique, ou à l’italien, se familiariser avec l’imprimante 3D, ou se former à la taille des rosiers…
Mais les anciennes salles de classes sont aussi dévolues aux professionnels qui veulent travailler au calme.
Car, concilier vie et travail, en milieu rural, n’est pas toujours aisé.

"Ce n’est pas toujours facile de travailler chez-soi quand on est isolés…échanger avec des murs c’est limité !"

plaisante Isabelle. "Plus sérieusement, reprend-elle,  on propose là un lieu qui offre des facilités aux professionnels, qui leur garantie aussi une  connexion internet. On démontre au passage que si on demande que la fibre soit installée ce n'est pas seulement pour télécharger des films... c'est surtout pour pouvoir travailler !"

Les profils d’utilisateurs sont variés : un apiculteur, un paysagiste fréquentent déjà assidûment les lieux mais "ce peut être aussi le Parisien venu en week-end à Asnières (NDLR : le Village est classé, c’est l’un des plus beaux de France)  et qui a envie de prolonger son séjour tout en restant connecté avec le bureau, comme le prof qui souhaite corriger ses copies…"

Les mêmes ingrédients président à la recette du Village Factory et de la Battle de soupes : une furieuse envie de faire vivre son village, de montrer aussi la vitalité et les aspirations des habitants qui choisissent de s'installer à la campagne.
Des citoyens qui veulent pouvoir faire vivre les traditions sans pour autant renoncer aux commodités numériques !



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