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Ile d’Yeu : une coupure de courant a forcé des commerçants du port à fermer boutique 

© Olivier Boitet / MaxPPP
© Olivier Boitet / MaxPPP

Ce mardi 23 juillet, plusieurs commerçants ont dû baisser le rideau sur l’île d’Yeu. En cause, une coupure d’électricité qui a duré du matin jusqu’en milieu d’après-midi. 

Par Pauline Thurier

“J’ai dû perdre entre 2000 et 3000 euros aujourd’hui”, nous confie M. Sarrazin, gérant et chef de cuisine au Malougo. Ce restaurant situé près du port de l’île d’Yeu n’a pas pu ouvrir pour le service du midi de ce mardi 23 juillet car il n’y avait plus d’électricité. De nombreux professionnels et particuliers ont subi cette coupure de courant en pleine journée de canicule.

La cause de tous leurs malheurs : un transformateur tombé en panne, a indiqué la mairie de l’île d’Yeu. Enedis, gestinnaire du réseau a réparé le transformateur endommagé en début d’après-midi et le courant a été rétabli aux alentours de 15h30. L’électricité avait été interrompue tôt le matin. 

Pierre Nolleau, gérant de l’Hôtel des Voyageurs, a été prévenu de la panne électrique vers 5h30 du matin, via son smartphone, relié au système de sécurité de son hôtel. “Au départ, je croyais que seul mon hôtel était en panne de courant, raconte-t-il. Quand j’ai prévenu mon employée qu’il n’y avait pas d’électricité, vers 6h30, elle m’a dit que c’était pareil chez elle. Rapidement, j’ai vu que les commerces autour étaient aussi dans l’embarras.” Il reconnaît avoir vécu un moment de panique en se rendant compte de la panne : "Avec un hôtel de 20 chambres, on est responsables des gens et de leur sécurité."
https://youtu.be/plYyq-BPhh0

Des clients compréhensifs

Le gérant est reconnaissant envers ses clients qui se sont montrés compréhensifs alors qu’il peinait à obtenir des informations sur la situation, que ce soit auprès de la mairie ou auprès d’Enedis. Il regrette toutefois le nombre de clients qu’il a potentiellement perdu s’ils ont essayé de le contacter dans la journée pour réserver une chambre. “J’ai même dû fermer le bar de l’hôtel comme je n’avais plus de frigos qui fonctionnaient”, ajoute-t-il.

Même son de cloche au Malougo, à quelques dizaines de mètres de l’hôtel. M. Sarrazin n’a pas pu ouvrir ce mardi midi pour le service du déjeuner. Il estime les pertes entre 2 et 3000 euros. Heureusement, il n’a pas perdu les aliments qu’il gardait au frais car les congélateurs ont une période d’autonomie. 

Depuis 15h30, le courant est revenu et tout fonctionne normalement. Les commerçants ont pu rouvrir leurs établissements pour le service du soir.
 

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