Après une timide embellie en 2011, les casinos sont dans le rouge. Dans une lettre envoyée au Premier Ministre ils tirent la sonnette d'alarme. En attendant, il faut vivre, c'est ce que tente de faire l'un des plus petits d'entre eux : le casino de Saint-Nectaire.
Les casinos de France n'ont plus la baraka. Ils viennent d'enregistrer un nouvel exercice négatif. Un secteur qui, depuis 5 ans, a vu son chiffre d'affaires baisser de 20%. Les trois syndicats patronaux représentant les 196 casinos Français ont décidé de s'en remettre au Premier Ministre. Dans un courrier, ils lui demandent de "débloquer" l'exploitation de nouveaux jeux et un aménagement de leurs horaires.
Face à la crise et à la concurrence, notamment des jeux en ligne, il devient urgent d'innover.
Un casino à la campagne
En attendant, il faut vivre. Et dans un tel contexte, les petites structures ont encore plus de mal à tirer leur épingle du jeu.
C'est le cas du casino de Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme), l'un des plus petits au classement des 196 établissements répertoriés en France. En l'espace de 5 ans, ses recettes ont diminué de 32%. Il y a deux ans, il a été racheté pour l'euro symbolique par l'un de ses employés. Il a dû passer de 30 à 18 salariés. Aujourd'hui, l'affaire est viable, ce qui semble relever du miracle. A moins que cela ne s'appelle tout simplement la Chance.