Le président du groupe écologiste à la mairie de Lyon réclame des mesures énergiques au préfet de région compte tenu de l'épisode prolongé de pollution de l'air dans l'agglomération. Au 7e jour,les élus dénoncent son inaction et demandent notamment la gratuité des transports.
Alors que la région Rhône-Alpes connaissait lundi une sixième journée consécutive de forte pollution aux particules fines (niveau alerte), des élus EELV ont reproché au préfet son inaction.
Dans un communiqué, le groupe des élus EELV de la Ville de Lyon a demandé la mise en place de la circulation alternée pour les véhicules motorisés et de la gratuité des transports en commun dans l'agglomération. Selon eux, cette mesure s'impose "après 4 jours consécutifs en "alerte aux particule". Ils regrettent que le préfet, Jean-François Carenco, n'ait pas pris de décision en ce sens. Pierre Hémon, président du groupe, dénonce "soit une volonté délibérée de cacher la vérité aux Lyonnais, soit un manquement grave à la vigilance nécessaire".
Sollicité par l'AFP, le préfet du Rhône, également préfet de région, n'a pas souhaité réagir à ces déclarations.
La région Rhône-Alpes connaît depuis 10 jours un dépassement des seuils réglementaires de particules en suspension, l'un des épisodes de pollution les plus importants enregistrés ces dernières années. Dans les zones concernées, notamment le bassin lyonnais, les automobilistes sont contraints de respecter une vitesse inférieure de 20 km/h par rapport à la vitesse maximale autorisée si cette dernière est supérieure à 70 km/h.
En Haute-Savoie, une région régulièrement touchée par des épisodes de pollution, la communauté de communes de la vallée de Chamonix Mont-Blanc a aussi interpellé la préfecture. Les élus dénoncent "le maintien de niveaux inacceptables de pollution" au sein de la vallée de l'Arve.
La pollution durable à Lyon ,c'était le fait du jour traité le lundi 4 Mars dans la le JT par la rédaction locale de Lyon :