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Il y a 69 ans, Clermont-Ferrand était libérée

Dépose de gerbe au monument de la rue Montlosier, à Clermont-Ferrand, le 25 août 2013, pour célébrer la libération de la capitale auvergnate.
Dépose de gerbe au monument de la rue Montlosier, à Clermont-Ferrand, le 25 août 2013, pour célébrer la libération de la capitale auvergnate.

Les cérémonies ont eu lieu ce dimanche 25 août, mais c'est bien le 27 août 1944 que la ville de Clermont-Ferrand a été libérée. Le récit de cette libération, 69 ans plus tard.

Par Sébastien Kerroux

Avant toute chose, il faut savoir que la libération de la ville de Clermont-Ferrand a été obtenue grâce aux Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Un groupe de résistants placés sous le commandement du Général Koenig et sous l'autorité politique du Général De Gaulle (GPRF). L'état-major auvergnat des FFI et le commissaire de la République d'Auvergne, Henry Ingrand se sont installés à la Tour d'Auvergne et au Mont-Dore. Et c'est à la Tour d’Auvergne que les responsables FFI réfléchissent à la façon dont ils vont mener la libération de Clermont-Ferrand, encerclée par les soldats allemands.

Les FFI entrent en contact avec les milices patriotiques de la capitale régionale. Alors que certains groupes des FFI font quelques incursions dans la ville, les milices patriotiques demandent à la population clermontoise de rester calme et de suivre leurs instructions. L'information se fait évidemment, en relative discrétion, par le biais d'affiches. Pour éviter tout excès au moment de la libération, le nouveau pouvoir prévoit de fermer les cafés, les magasins, et de n'autoriser l'ouverture des restaurants qu'entre 11 heures et 14 heures, et de 19 heures à 21 heures. Autre directive : aucune exécution ne devra être faite, puisqu'un tribunal sera mis en place à cet effet afin de juger les traîtres ayant travaillé au profit de l’ennemi. 

Le 25 août 1944, le couvre-feu est institué de 23 heures à 5 heures du matin. Les allemands s'apprêtent à partir, mais ne comptent pas laisser Clermont-Ferrand et ses environs intacts. Le 25 août vers 19 heures 30, des soldats allemands font sauter la poudrière de Crouël. Puis deux jours plus tard, ils détruiront la place des Bughes, avant de se diriger vers Riom. Ce même 27 août 1944, vers midi, les milices patriotiques s'emparent de la Préfecture. Le soir, les Forces Françaises de l'Intérieur arrivent dans la ville et mettent en place le nouveau préfet Pierre Sauvanet. Le Préfet de Région quant à lui est arrêté, comme beaucoup d'anciens responsables politiques mis en place par les allemands.

Le 28 août 1944, le commissaire régional de la République, Henry Ingrand est officiellement installé à la Préfecture. Il se présente au balcon devant 15 000 personnes  massées sur le boulevard Desaix, la place de Jaude et la place Sugny. Finalement, la Libération de Clermont-Ferrand s’est faite dans le calme, et n'a fait aucune victime.

*Récit réalisé à partir de l'ouvrage "La Résistance dans le Puy-de-Dôme" de l'Office National des Anciens Combattants.

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