L'Agence Régionale de Santé fait venir de nouveaux médecins dans les déserts médicaux auvergnats

Les nouveaux généralistes qui s'installeront dans des zones en manque de médecins bénéficieront d'un complément de revenus durant deux ans
Les nouveaux généralistes qui s'installeront dans des zones en manque de médecins bénéficieront d'un complément de revenus durant deux ans

Sur les neufs nouveaux jeunes médecins prévus par le dispositif de l'Agence Régionale de Santé, ils sont trois à avoir signé ce matin le contrat de praticien territorial de médecine générale. Au moins cinq autres seront signés dans les prochains jours.

Par Sébastien Kerroux

Pour faciliter l'installation des jeunes médecins généralistes dans des zones qui se caractérisent par une offre médicale insuffisante ou des difficultés dans l'accès aux soins, l'Agence Régionale de Santé d'Auvergne a mis en place les contrats de Praticiens territoriaux de médecine générale (PTMG).

Ce dispositif offre aux jeunes médecins un complément de revenus tirés des activités de soins de manière à garantir un revenu net mensuel de 3640 euros. Ce contrat, qui offre par ailleurs d'autres avantages, notamment au niveau de la protection sociale, est destiné aux jeunes médecins généralistes qui ne sont pas encore installés, ou installés depuis moins d'un an.

Pour l'année 2013, l'Agence Régionale de Santé propose 9 contrats PTMG. Si pour le moment, ils ne sont que trois à avoir signé ce fameux contrats, au moins cinq autres s'engageront avec l'ARS dans les semaines à venir. Ces nouveaux médecins exerceront notamment dans l'Allier (Villefranche d'Allier et Ainay-le-Château), dans le Cantal (Murat) et dans le Puy-de-Dôme (Giat et Champeix). Toutefois, si l'on regarde plus en détails l'infographie de l'ARS, on peut se rendre compte que les secteurs les plus fragiles (en couleur rouge) ne bénéficieront pas de ces nouvelles installations. Lurcy-Lévis, Bourg-Lastic, Lapalisse, Saugues, conservent donc leur situation très fragile au niveau de l'offre médicale. 
 

Début 2013, en Auvergne, une vingtaine de zones étaient considérées comme fragiles ou très fragiles au niveau de l'offre médicale. / © ARS AUVERGNE 2013
Début 2013, en Auvergne, une vingtaine de zones étaient considérées comme fragiles ou très fragiles au niveau de l'offre médicale. / © ARS AUVERGNE 2013


 

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