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Journées du patrimoine : Les caves de la prison Montluc ouvertes au public

Ce lieu de mémoire a connu les pires supplices de la période d'occupation : La prison Montluc à Lyon où fut détenu Jean Moulin ouvrira ses caves pour la première fois ce week-end à l'occasion des journées du patrimoine. 
© AFP /Philippe Merle
La prison Montluc à Lyon, ancien lieu de tortures et d'exécutions pendant l'Occupation allemande, où fut détenu Jean Moulin, ouvre pour la première fois ses caves ce week-end à l'occasion des Journées du patrimoine. Située au 1 rue Jeanne Hachette, dans le 3e arrondissement de la ville, et désaffectée depuis février 2009, elle a été transformée en lieu de mémoire et a ouvert ses portes au public lors des Journées du patrimoine de 2010.

Cette année, les caves de la prison, où furent incarcérés le temps d'une nuit des prisonniers que les gardiens cherchaient à isoler des autres détenus, à leur arrivée ou après les épreuves des interrogatoires, ouvriront pour la première fois. Comme chaque année, des rescapés de la prison seront présents samedi pour témoigner, dont la résistante Hélène Berthaud qui passa une nuit dans les caves après un interrogatoire, selon Antoine Grande, chargé de la valorisation du Mémorial de Montluc. Membre du mouvement Combat, Mme Berthaud fut torturée et condamnée à mort avant d'être sauvée par la libération des lieux.

Édifiée en 1921, l'enceinte fut déclarée insalubre en 1932 mais elle retrouva son statut de prison militaire au début de la guerre pour pallier les besoins du régime de Vichy en infrastructures pénitentiaires. Elle fut réquisitionnée par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale et des milliers de détenus juifs ou politiques y transitèrent entre 1943 et 1944 avant d'être déportés vers l'Allemagne.

Parmi eux, nombre de résistants dont Jean Moulin, qu'interrogeait le Sipo-SD,un service spécial de la Gestapo dirigé par Klaus Barbie, surnommé "le boucher de Lyon". Ce dernier passa une nuit à Montluc après son arrestation en 1983,sur ordre du Garde des Sceaux de l'époque, Robert Badinter.

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