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Manifestation devant la centrale du Tricastin

Centrale de Tricastin- Le 07/10/2013 / © France3 Drôme
Centrale de Tricastin- Le 07/10/2013 / © France3 Drôme

Trois salariés de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) ont été touchés, lundi 7 octobre, par des effluents liquides radioactifs. Un incident de plus selon des élus EELV qui appellent à manifester ce samedi 12 octobre à 14H30 devant la centrale nucléaire du Tricastin .

Par Isabelle Gonzalez

Les trois ouvriers ont été « choqués » dans l’explosion, mais du liquide contaminé s’est répandu sur leurs vêtements. Les salariés, dont l’un a toutefois été hospitalisé, ont été pris en charge par un service spécialisé en radio protection pour y suivre la procédure de décontamination.
L’incident, dont on ignore la cause, s’est produit au sein de la zone contrôlée, entre les tranches 3 et 4 de la centrale du Tricastin.

Europe Ecologie Les Verts Rhône-Alpes dénonce la politique des entreprises du nucléaire qui tendent à réduire les coûts de personnel, quelles qu’en soient les conséquences pour la sécurité.
« Il y a plus de 500 sous-traitants sur le site EDF du Tricastin, déclare Bruno Bernard, secrétaire régional EELV Rhône-Alpes. Dans un site, où les employés doivent gérer un risque nucléaire, cette situation est préoccupante. La multiplication des niveaux de sous-traitance augmente le risque. Il faut que le personnel soit correctement formé, payé, suivi médicalement et puisse bénéficier lors de la fermeture de la centrale d’un reclassement adéquat. »
La détonation et la projection de liquide radioactif hors du circuit lors de la réparation d’une pompe auraient dû être anticipées et évitées. Cet accident signale d’importantes lacunes dans la gestion de la maintenance.
«Aujourd’hui, c’est 80% des activités sur la centrale nucléaire qui sont menées par des sous-traitants. Ces personnels sont parfois mal formés et ont des conditions de travail très difficiles ; ce sont les plus exposés à l’irradiation et qui connaissent de fait de nombreuses maladies professionnelles. » déclare Michèle RIVASI euro-députée EELV et co-fondatrice de la CRIIRAD.
Les incidents des dernières semaines rappellent que la centrale du Tricastin a dépassé sa date de péremption:
«La fuite de Tritium qui dure depuis deux mois, n’a toujours pas fait l’objet de solution. Quant au dernier incident, il y a quelques jours à Tricastin, sur l’usine d’enrichissement d’uranium en démantèlement Georges Besse 1, il aurait pu contaminer gravement le personnel et l’environnement. Les tuyaux, qui contenaient de l’uranium, ont été rincés à trop forte pression suite à une erreur de procédure. L’explosion de la canalisation et une importante pollution ont été évitées de justesse.» explique André Vermorel, maire d’une commune voisine de la centrale et membre de la Commission locale d’information de Tricastin (CLIGEET)

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