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Le redécoupage des régions suscite des contestations en Auvergne

Plusieurs élus critiquent l'idée d'une éventuelle fusion de l'Auvergne avec d'autres territoires, alors que le Premier Ministre souhaite diviser de moitié le nombre des régions en 2017. 
Le Premier Ministre Manuel Valls veut diminuer le nombre des régions dans l'Hexagone, de 22 à 11. Une mesure annoncée pour 2017.
Le Premier Ministre Manuel Valls veut diminuer le nombre des régions dans l'Hexagone, de 22 à 11. Une mesure annoncée pour 2017. © France 3
Si le Président PS du Conseil Régional René Souchon accueille plutôt favorablement la réforme et propose une grande Région "Massif Central" (cf notre précédent article), tous les élus, au sein de la collectivité, ne sont pas sur cette ligne. 

La mesure annoncée par Manuel Valls ne convainc pas l'UMP Daniel Dugléry, qui pointe un problème de méthode. "Je n'y crois pas une seconde", déclare le président du groupe d'opposition Union pour l'Auvergne. " Car encore une fois, avant de changer le périmètre des régions, il faut définir les relations entre les départements et les régions. C'est absolument essentiel. C'est là-dessus que repose le bon équilibre entre les différents territoires, entre les ruraux et les urbains. Donc il faut traiter ce problème avant de parler de l'élargissement des régions".

Du côté des élus du Front de Gauche, c'est aussi un accueil défavorable. "Avant d'envisager une fusion qu'on ne partage pas, il faut d'abord mettre le débat sur la place publique, ce qu'on va s'attacher à faire, essayer de sensibiliser la population sur les conséquences qu'aurait l'éventualité de ces fusions", affirme Eric Dubourgnoux. "Et là, une population bien informée, c'est une population qui sans doute aura un point de vue à exprimer et qui ne sera pas forcément celui qu'a donné Manuel Valls à l'Assemblée Nationale".

Pour les élus écologistes, la réserve est de mise. "Mon groupe Europe Ecologie les Verts va rencontrer le président de région René Souchon et on aura une discussion sur les périmètres des régions, les nouvelles compétences de régions", assure Lionel Roucan. "A ce stade-là, aujourd'hui, ça ne veut rien dire la fusion. Ce qui veut dire quelque chose, c'est de réfléchir aux compétences".







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