Cet article date de plus de 7 ans

Détroit aussi désinvolte que Noir Désir

Détroit, le nouveau groupe de Bertrand Cantat, vient de livrer le premier concert de sa tournée à Clermont-Ferrand. Ce concert donné dans une Coopérative de Mai pleine comme un œuf marquait aussi le retour sur scène du chanteur douze ans après les derniers concerts de Noir Désir.
A Clermont-Ferrand, Bertrand Cantat renoue avec la scène douze ans après les derniers concerts de Noir Désir
A Clermont-Ferrand, Bertrand Cantat renoue avec la scène douze ans après les derniers concerts de Noir Désir
A l’entrée de la salle, on pouvait se procurer des tee-shirts imprimés « Détroit – Vendredi 11 avril »  Date forcément historique pour les fans de Bertrand Cantat pour qui le temps s’est un peu figé 11 ans auparavant.  Certains d’ailleurs l’arborent fièrement en attendant l’arrivée de leur idole.  Après une première partie bien assurée par le groupe bordelais Tulsa, les cinq membres de Détroit arrivent sur scène et entament les premières notes de « Ma Muse », la chanson qui inaugure aussi l’album du groupe. Deux titres plus tard,  Bertand Cantat commence à chanter les premières paroles de « Des visages, des figures » et, ni une ni deux, le public se met à chanter en chœur avec lui.

« Dire qu’on est heureux d’être là n’est rien à côté de c’qu’on ressent vraiment »

Bertrand Cantat n’est pas obligé d’insister là-dessus tant sa joie d’être sur scène est flagrante. Et surtout communicative.  Le public reprend sans broncher le refrain entêtant de « Lazy »  et se tait religieusement pendant les aveux du chanteur sur « Ange de désolation ».  Après quelques minutes d’absence pendant lesquelles Bertand Cantat et son nouvel acolyte Pascal Humbert semblent se délecter de se faire prier, le chanteur vient remercier son ami Didier Veillault, le directeur de la Coopérative de Mai, « un grand monsieur que vous avez la chance d’avoir à Clermont ! » Il entonne ensuite la mélodie de « Droit dans le soleil », la chanson qu’il a écrite avec le dramaturge Wajdi Mouawad et qui a marqué son retour.  Dans la salle, le public presque essentiellement composé de quadragénaires n’hésite pas à venir « pogotter » un peu à l’appel de Tostaky qui se termine sur une transe électro censée palier l’absence du nerveux solo de Serge Teyssot-Gay. Vient ensuite le moment de reprendre avec son public « Le vent nous portera », chanson sur laquelle s’est arrêté l’histoire de Noir désir.  Noir désir, qui devait être le grand absent de cette soirée, n’était pas si loin finalement, tant Bertrand Cantat était là, et bien là.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
par ici les sorties culture