La justice appelée à se prononcer, pour la quatrième fois, sur l'occupation d'un immeuble à Chamalières

Jeudi matin, de nombreux membres du collectif de la Campagne pour la Libération des Espaces étaient rassemblés devant les grilles du palais de justice de Clermont-Ferrand pour soutenir les 3 personnes qui squattent un immeuble à Chamalières. / © France 3 Auvergne
Jeudi matin, de nombreux membres du collectif de la Campagne pour la Libération des Espaces étaient rassemblés devant les grilles du palais de justice de Clermont-Ferrand pour soutenir les 3 personnes qui squattent un immeuble à Chamalières. / © France 3 Auvergne

Jeudi matin, le tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand était appelé à se prononcer, en référé, sur une occupation d'immeuble par 3 personnes à Chamalières. L'immeuble Guantanamo, symbole de résistance. La commune demande l'expulsion des squatters.

Par Evelyne Rimbert

Nouvelle audience en référé jeudi matin au tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand. La quatrième depuis le début de cette affaire en mai dernier.
Une fois de plus, le juge des référés était appelé à se prononcer sur une occupation d'immeuble par trois personnes sur la commune de Chamalières.

L'immeuble Guatanamo, symbole de résistance, est situé sur l'une des entrées de la ville de Chamalières. Il fait partie des bâtiments appelés à être rasés pour un projet de construction de 70 logements dont un tiers de logements sociaux. C'est pourquoi la commune de Chamalières demande l'expulsion des trois squatters.

Droit au logement ou droit de propriété ?

Les trois occupants des lieux sont soutenus par la CLE, la Campagne pour la Libération des Espaces. De nombreux membres de ce collectif étaient présents jeudi matin devant les grilles du palais de justice de Clermont au moment où se déroulait l'audience. 
Pour Jean-Louis Borie, l'avocat des trois personnes, l'occupation de cet immeuble est justifiée : " Moi, je soutiens que le droit de propriété, j'allais dire, n'a pas tous les droits. Il y a d'autres droits qui s'opposent au droit de propriété. Notamment le droit au domicile, le droit au logement. Donc, est-ce que le juge des référés est compétent pour arbitrer entre ces deux droits? Je ne le pense pas. Moi, je souhaite en tous cas qu'on trouve des solutions paisibles pour éviter une expulsion."  

La justice a préféré se donner encore du temps pour statuer sur ce délicat dossier. Mise en délibéré le 16 octobre prochain.
Quatrième audience en référé, jeudi matin. Le juge devait se prononcer sur l'occupation d'un immeuble par trois personnes sur la commune de Chamalières.
Reportage : Laurent Pelletier, Maurice Tiouka. Intervenants : Maître Jean-Louis BORIE (Défenseur des occupants de l'immeuble), Maître Anne MARION (Défenseur de la commune de Chamalières).

 

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