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TER Rhône-Alpes : Reprise progressive du trafic

Le trafic des TER a repris "progressivement" en Rhône-Alpes dimanche vers 17h30 à la suite d'un accord conclu entre les contrôleurs de l'établissement de Lyon qui avaient exercé leur droit de retrait après l'agression de deux d'entre eux.
Mais il subsistait ce matin encore des dessertes par car.
 
Un accord a été trouvé dimanche vers 16h30 entre la direction et les syndicats. Le trafic a donc pu reprendre progressivement dans la soirée mais ils subsistait encore lundi matin des dessertes assurées par car. 

"Notre objectif est d'arriver à un service normal lundi matin", avait déclaré la porte-parole de la direction, soulignant que "ce premier accord était une bonne chose à la fois pour les voyageurs qui ont connu des déplacements difficiles depuis vendredi et pour le service public".

De son côté, le préfet de la région Rhône-Alpes, Jean-François Carenco, avait organisé une rencontre dimanche en fin d'après-midi à la préfecture entre représentants de la direction régionale de la SNCF, des organisations syndicales et des forces de l'ordre "afin de réaffirmer la mobilisation de l'Etat dans le domaine de la sécurisation des transports ferroviaires".

Cette réunion présidée par le nouveau préfet délégué à la défense et à la sécurité, Gérard Gavory, "est inédite et sa tenue a été unanimement saluée par les représentants du personnel de la SNCF", souligne la préfecture dans un communiqué. Elle "a permis de faire le point sur les dispositifs partenariaux existants et d'identifier les moyens de renforcer la coopération entre la SNCF et les forces de l'ordre". Par ailleurs, des "renforts de patrouille de sécurité" ont été mis en place pour "sécuriser les gares et apporter protection aux usagers et agents de transports", selon la préfecture.

Samedi, une "grande majorité" de contrôleurs de la région Rhône-Alpes a exercé son droit de retrait après la violente agression de deux contrôleurs dans un TER Lyon-Grenoble par trois hommes alcoolisés toujours en fuite. L'un des contrôleurs, frappé au visage avec une bouteille, a eu le nez fracturé et des lésions faciales, et son collègue une côte cassée, entraînant respectivement 11 et 8 jours d'ITT.

Selon la SNCF, deux des trois agresseurs, connus des services de police, ont été identifiés, mais étaient toujours en fuite dimanche.
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