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Abattage des 300 000 poules du Perrat : des associations demandent l'organisation d'un sauvetage

Le préfet de l'Ain a ordonné que l'élevage industriel de poules pondeuses soit fermé et nettoyé sous 3 semaines. Avec une incertitude concernant le devenir des volatiles qui pourraient être cédés ou abattus. Un collectif d'association demande leur sauvetage.
© AFP PHOTO / L214
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Abattage des 300 000 poules du Perrat : des associations demandent l'organisation d'un sauvetage

Suite à l'annonce, vendredi soir par la préfecture de l'Ain de l'arrêt de l'exploitation du Gaec du Perra en ce qui concerne les 200 000 poules et 100 000 poulettes, les associations L214, la SPA, la Fondation 30 millions d'Amis, la Fondation assistance aux animaux, la Fondation Brigitte Bardot, l'OABA, Dignité Animale, le refuge GroinGroin et le collectif de riverains Bien vivre à Fareins demandent au Préfet d'entamer immédiatement une collaboration afin de confier aux associations le plus grand nombre d'animaux possible, à la mesure de leur capacité d'accueil.

Brigitte Gothière, porte-parole de L214 : "Ces poules ont vécu un véritable enfer. Nous demandons à la préfecture de traiter ces animaux en victimes et de mobiliser les moyens que les associations mettent à sa disposition pour éviter à tout prix de leur infliger une double peine. Nous appelons le Préfet à revenir de toute urgence sur sa décision afin de permettre aux associations de sauver le plus grand nombre de poules possible."

La décison du préfet ne comportait pas de modalité spécifique, laissant aux gestionnaires du Gaec (Groupement agricole d'exploitation en commun) le choix entre le don, la vente ou l'abattage pur et simple. Les exploitants disposent pour ce faire d'un délais de 3 semaines pour les 200 000 poules, et de 9 semaines pour les poulettes (jeunes poules, pas encore pondeuses).

Quel que soit le mode choisi, la mise en oeuvre risque d'en être notablement compliquée par des questions de solvabilité des exploitants. Le Tribunal de Bourg en Bresse avait en effet nommé un administrateur en mars. A très court terme, en cas d'impossibilité par les propriétaires de financer la prise en charge des volatiles, nul ne sait qui paiera la nourriture, le transport, et éventuellement l'abattage et dans quel délai. Tous, éleveurs, associations et préfecture risquent d'avoir à gérer une catastrophe agricole.

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