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Festival Nature d'Hauteville (Ain) : le constat d'une biodiversité en danger

Le Lagopède du photographe Jacques Poulard. / © Capture photo d'un cliché de Jacques Poulard. Droits réservés.
Le Lagopède du photographe Jacques Poulard. / © Capture photo d'un cliché de Jacques Poulard. Droits réservés.

Un million d'espèces menacées, des ressources surexploitées, une nature en recul... le bilan qui a été présenté cette semaine à l'ONU, est alarmant. Ce constat, les photographes animaliers le font aussi. Témoignages au Festival Nature d'Hauteville, dans l'Ain.

Par Franck Grassaud


Ils n'avaient pas besoin d'un rapport mondial pour être inquiets. Ces capteurs de vie, chasseurs de moments insolites passent leur temps dans la nature, principalement pour faire des clichés d'animaux dans leur environnement. Les photographes qui participent au Festival Nature d'Hauteville-Lompnes ne sont pas des experts scientifiques, comme ceux qui ont travaillé pour l'ONU, mais des témoins qui se transforment en défenseurs de l'environnement lorsqu'ils exposent.

Le 1er prix du festival a été remis cette année à Jacques Poulard pour une boule de plumes, une poule de neige, un lagopède du Spitzberg (photo de une). On sait l'oiseau des neiges menacé, tant par le réchauffement climatique que par l'activité humaine dans les Alpes.

Ce médecin de la région lyonnaise est un amateur qui séduit par le sens qu'il donne à ses photos. Ce n'est pas toujours fait exprès mais quand on voit cet ours polaire une patte sur les yeux, on ne peut que penser à ce qu'il semble vouloir dire : mais qu'ont-ils fait à la planète? 

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Un ours repu ou désespéré? / © Capture photo de Jacques Poulard. Droits réservés.
Un ours repu ou désespéré? / © Capture photo de Jacques Poulard. Droits réservés.

"Des ours faméliques j'en ai vus, ça marque... mais celui-ci venait visiblement de manger, repu il se reposait d'où cette patte. C'est vrai qu'on peut évidemment l'interpréter", détaille Jacques Poulard. 

Reportage Franck Grassaud, Maryne Zammit
Au Festival Nature d'Hauteville (Ain)
A l'heure où l'ONU vient de présenter un rapport alarmant sur la disparition des espèces végétales et animales, les photographes du Festival Nature d'Hauteville se questionnent. - France 3

Dans ce bouleversement climatique, ce chamboulement des espèces, la méduse semble, elle, profiter. Le biologiste Eduardo Da Forno qui travaille à l'Aquarium de Paris, en parle à chaque rencontre nature.

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Détails d'une méduse. / © Capture photo Eduardo Da Forno. Droits réservés.
Détails d'une méduse. / © Capture photo Eduardo Da Forno. Droits réservés.

Avec son épouse, il photographie des méduses. Cet exploit, quand on connaît leur taille, sert à alerter sur leur prolifération depuis la surpêche. "La nature ayant horreur du vide, les méduses prennent la place de leurs anciens prédateurs", explique ce Chilien passionné des fonds marins. "Sans compter qu'avec le plastique des océans, elles trouvent un support idéal qui leur permet de voyager, de s'acclimater progressivement dans des contrées où on ne les imaginaient pas", explique encore le photographe-scientifique qui parle ainsi de la forme primaire des méduses, les polypes

Au fil du temps, le festival d'Hauteville s'est fait une place dans le calendrier des photographes et autres artistes de la nature, c'est aujourd'hui le témoin d'une planète en voie de dégradation.
 

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