Une nonagénaire retrouvée morte à l'entrée de sa maison de retraite de Belley (Ain)

C'est le boulanger, venu livrer le pain, qui a découvert la dame de 92 ans, étendue près du portail de son EPAHD, peu avant 7 heures ce mardi matin. Les secours, appelés sur place, n'ont pu que constater le décès. Un examen de médecine légale devra déterminer si la personne est morte de froid.

Par Sandra Méallier

Les personnels des "Jardins Médicis", une maison de retraite médicalisée de Belley, dans l'Ain, se sont rendus compte de l'absence de leur pensionnaire à 5 heures du matin. Des recherches ont a lors été entreprises dans tout l'établissement car la vieille dame avait pour habitude de divaguer dans les locaux et de se cacher.

Des démarches vaines... Finalement, c'est à 6 heures 50 que pompiers et gendarmes ont été alertés par le boulanger, venu pour une livraison, de la présence d'un corps à l'entrée du site. 

Morte de froid ?


Le médecin légiste s'est rendu sur place pour faire les premières constatations, puis le corps a été conduit à l'Institut médico-légal de Lyon. Demain, il sera procédé à une "visite de corps" qui devrait permettre de déterminer les causes de la mort. L'hypothèse la plus probable étant que la victime soit morte de froid. Une autopsie sera pratiquée si nécessaire.

L'enquête, menée par la Brigade de Gendarmerie de Belley, devra découvrir quand et comment la vieille dame a pu quitter sa chambre en tenue de nuit et sortir dehors. L'état mental de la pensionnaire reste à préciser avec le médecin qui la suivait. On sait en tous cas qu'elle n'était pas résidente de l'unité Alzheimer de l'établissement. 

La résidence réagit par communiqué

"Les Jardins de Médicis" n'ont pas souhaité répondre à nos questions mais se sont exprimés par communiqué, confirmant le décès de la pensionnaire et présentant des condoléances à la famille. 

"La direction ne peut pas, à ce stade, commenter les circonstances de ce drame, y lit-on. (...) Une enquête, à laquelle elle collabore pleinement, est actuellement diligentée par les services de gendarmerie pour préciser les circonstances du décès. La direction travaille également en liaison étroite avec les autorités locales, Agence Régionale de Santé et Conseil départemental. 

Une cellule d’aide psychologique a été mise en place au sein de l'EPAHD pour apporter un soutien à la famille de la défunte, aux résidents, aux membres de leur famille et au personnel.

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