Cet article date de plus de 4 ans

Allier : ces salariés qui osent racheter leur entreprise pour la sauver

Dans l'Allier, une entreprise de plomberie placée en liquidation judiciaire en 2015 avait été reprise par 3 de ses anciens salariés. Ils ont engagé leurs propres économies et souscrit plusieurs prêts. Ils sont aujourd'hui patrons et font tout pour pérenisser l'activité de l'entreprise.

Dans l'Allier, une entreprise de plomberie et de chauffage placée en liquidation judiciaire en 2015 avait été reprise par 3 de ses anciens salariés. Ils ont engagé leurs propres économies et souscrit plusieurs prêts. Ils sont aujourd'hui patrons et font tout pour pérenisser l'activité de l'entreprise. Intervenants : Sylvain Rousseau (co-gérant de RDB Energies), Sebastien Chaumont (Plombier chauffagiste), Lionel Decabanne (Co-gérant de RDB Energies)
Pour RDB Energies, aujourd'hui, les carnets de commande sont pleins. Des salariés rénovent en ce moment la chaufferie du collège de Commentry. Mais il y a quelques mois à peine, l'entreprise était sur le point de baisser le rideau.

"La liquidation judiciaire n'est pas une chose très agréable à vivre. C'est très compliqué pour pouvoir travailler, pour acheter du matériel. Les ouvriers sur le chantier ne savent pas trop sur quel pied danser, ils ne savent pas si ça va s'arrêter, s'ils vont être licenciés, c'est très compliqué à vivre !" explique Sylvain Rousseau, aujourd'hui co-gérant de RDB Energie. "Au moment où on a pris la décision de reprendre cette société, on a voulu aller très, très vite, histoire de remettre tout le monde en selle et que tout le monde se sente bien pour travailler."

Les 3 salariés qui ont repris l'entreprise ont pu sauver 12 emplois. Sébastien Chaumont est l'un de ces anciens collègues qui est resté, et pour lui, c'est un véritable soulagement : "Le boulot ne court pas les rues, alors, c'est déjà bien d'avoir un emploi et de vivre correctement !"

Pour réussir leur pari, les 3 salariés ont toutefois dû emprunter plus de 200 000 euros et mettre leurs propres économies en jeu. Car pour la reprendre, il leur fallait faire un apport minimum, qui permettait au moins de créer le capital de l'entrep^rise, et un fonds de roulement pour assurer les 12 emplois.

Maintenant, les 3 nouveaux patrons veulent assurer la bonne santé de l'entreprise. Pour y arriver, ils se sont donner un nouvel objectif : décrocher plus de contrats chez les particuliers.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
économie emploi société