Incendies en Australie : comment le parc animalier du PAL (Allier) compte aider les espèces menacées

Un demi-milliard d’animaux auraient été tués en Australie depuis le début des incendies. Une catastrophe pour la biodiversité. Au PAL, dans l’Allier, la fondation de préservation des espèces pense déjà aux aides qu’elle pourrait apporter aux associations locales.

"Le koala est la grande victime de ces incendies en Australie: il ne se reproduit pas beaucoup et se déplace lentement, il n’a pas la possibilité de s’échapper. Et il y a des tas d’espèces de rongeurs, des oiseaux, des reptiles, dont on ne parle pas" explique Nicolas Géli, responsable zoologique au PAL, dans l'Allier.
"Le koala est la grande victime de ces incendies en Australie: il ne se reproduit pas beaucoup et se déplace lentement, il n’a pas la possibilité de s’échapper. Et il y a des tas d’espèces de rongeurs, des oiseaux, des reptiles, dont on ne parle pas" explique Nicolas Géli, responsable zoologique au PAL, dans l'Allier. © Lui Siu Wai / MaxPPP
Depuis quelques semaines, les images des koalas au milieu des flammes secourus par des habitants ou des touristes, défilent devant nos yeux. Cinq cents millions d’animaux auraient péri dans les incendies qui ravagent l’Australie depuis le mois de septembre.
   

"Ce genre d’épisode peut faire basculer l’espèce vers un statut vulnérable"

La fondation du PAL, dans l’Allier, qui aide à la préservation des espèces en voie de disparition, voit ces incendies comme une catastrophe pour la biodiversité de la planète. « Les oiseaux peuvent facilement échapper aux feux, explique Nicolas Géli, responsable zoologique au PAL. Mais il y a des kilomètres de fumée et c’est une perte de leur milieu de vie, de leur habitat, ils ne peuvent pas se nourrir. Et c’est une réaction en chaîne. Le cacatoès n’est pas une espèce en voie de disparition, dans certaines zones il peut même être considéré comme envahissant. Mais ce genre d’épisode peut faire basculer l’espèce vers un statut vulnérable »

Pour les associations locales, la priorité actuelle est de sauver les animaux qui leur ont été amenés. « Les wallabies ne sont pas en voie de disparition, mais l’impact de l’homme sur l’espèce, par exemple sur les routes dans ce pays, est déjà important. Et ces incendies n’arrangent rien. Par contre, le koala est la grande victime : il ne se reproduit pas beaucoup et se déplace lentement, il n’a pas la possibilité de s’échapper. Et il y a des tas d’espèces de rongeurs, des oiseaux, des reptiles, dont on ne parle pas », continue Nicolas Géli.
 

Vers un programme européen de réintégration des espèces ?

En Australie, plus de 80 % des espèces sont endémiques, c’est-à-dire que ces espèces sont naturellement présentes sur ce territoire. « On va rester attentifs dans les prochaines semaines, ajoute le responsable zoologique. Avec l’association des parcs zoologiques européens, il y aura des discussions. Les parcs pourront peut-être mettre en place un programme de réintégration de certaines espèces en Australie. Mais le territoire est très frileux sur ce genre de démarche à cause des risques de maladie. Cette solution peut faire plus de mal que de bien »
 

Des aides matérielles, financières et humaines

Les animaux qui auront été soignés et sauvés devraient être relâchés dans les zones qui n’ont pas été touchées. « Ca va prendre du temps. Mais on va étudier la question pour essayer de répondre aux demandes d’aide des associations australiennes. On pourra envoyer des aides matérielles, financières et humaines »

Ces incendies pourraient contribuer à l’extinction de certaines espèces déjà en difficulté. Il faudra du temps pour que la faune et la flore s'en remettent et pour que les animaux soient déplacés et réintroduits dans leur milieu naturel.  
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